Mobilisation des acteurs du périscolaire à Paris, le 19 mai 2026. CAMILLE MILLERAND/DIVERGENCE POUR « LE MONDE »
Une vingtaine d’élus parisiens de la droite et du centre, dont Rachida Dati, ont fait à leur tour un signalement auprès de la procureure de Paris pour mettre en cause la responsabilité pénale de la Ville dans le scandale des violences sexuelles dans le périscolaire, selon un courrier consulté jeudi 18 juin par l’AFP.
Le signalement, sur le fondement de l’article 40 du code de procédure pénale, a été envoyé à la procureure Laure Beccuau le 11 juin, jour où le groupe coprésidé par Sophia Chikirou (La France insoumise, LFI) au Conseil de Paris a également envoyé un courrier du même ordre. Il est signé par une vingtaine d’élus de la droite et du centre au Conseil de Paris, dont Rachida Dati, coprésidente (Les Républicains, LR) du premier groupe d’opposition et candidate malheureuse aux municipales.
« Depuis 2015, plusieurs signalements et alertes relatifs à des faits graves susceptibles de constituer une infraction pénale (…) ont été portés à la connaissance de responsables politiques et administratifs de la ville, dont Emmanuel Grégoire et Anne Hidalgo », écrivent-ils. « Ce refus de prendre en compte en urgence cette situation et de saisir la justice dès la connaissance de ces crimes et délits fait craindre que ces prédateurs ont continué d’agir », ajoutent-ils, dénonçant l’« absence de réponse rapide et de saisine immédiate de l’autorité judiciaire » par la Ville.










