Un membre du personnel soignant du centre de traitement Ebola géré par l’ONG Alima recouvre le corps de Neema Bigagwenda Kasemire, enceinte de huit mois, qui vient de mourir à cause du virus, à son arrivée à Rwampara (RDC), le 10 juin 2026. PHILÉMON BARBIER/HORS FORMAT POUR « LE MONDE »
Le bilan de l’épidémie de maladie à virus Ebola a dépassé 200 décès confirmés, un peu plus d’un mois après avoir été déclarée dans le nord-est de la République démocratique du Congo (RDC), a annoncé, jeudi 18 juin, l’Africa CDC, l’agence sanitaire de l’Union africaine. En outre, 19 cas dont deux mortels ont été confirmés en Ouganda, pays voisin, selon la même instance.
Les tests en laboratoire ont confirmé que le virus avait contaminé 875 personnes et tué 202 personnes en RDC depuis que l’épidémie y a été déclarée le 15 mai, soit un taux de mortalité de 23 %, selon les chiffres communiqués par l’Africa CDC, sur la base des remontées des autorités sanitaires de la RDC. Ebola, qui se transmet par contact rapproché et par les fluides corporels, a tué plus de 15 000 personnes en Afrique au cours des cinquante dernières années.
L’épidémie actuelle de cette fièvre hémorragique très contagieuse est provoquée par l’espèce Bundibugyo du virus, contre laquelle il n’existe ni vaccin ni traitement spécifique. L’épicentre de cette épidémie, la 17e dans ce pays de plus de 100 millions d’habitants se trouve en Ituri, province du nord-est de la RDC, difficilement accessible en raison du mauvais état des routes et de l’insécurité entretenue par les groupes armés.










