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Publié le 18 juin 2026 à 14:08. / Modifié le 18 juin 2026 à 14:11.

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Pour connaître Edin Džeko, il faut donner la parole à ses compatriotes. «Il est une idole nationale. Quand il marque, tous les réfugiés bosniaques du monde marquent avec lui. Il est notre modèle, il est notre espoir», déclare Asmir Selimovic, rescapé des guerres de Bosnie, dans The Guardian. «Son numéro 11 est vendu sur tous les pijaca [les marchés en Bosnie]. Là-bas, tout le monde porte son maillot depuis longtemps», renchérit Safet Alic, ex-joueur de Neuchâtel Xamax et de Bienne. Au pays, Edin Džeko est devenu une légende du ballon rond.Désormais, à 40 ans, l’attaquant aux 148 sélections en équipe nationale et aux 867 rencontres disputées avec certains des plus grands clubs européens, comme Manchester City, l’AS Rome ou encore l’Inter de Milan, aurait pu se sentir déconnecté de ses origines, enivré par sa brillante carrière. Il n’en a rien été. Sur les terrains, à chaque trophée soulevé, il n’a jamais oublié celles et ceux qui ont péri, là-bas, en Bosnie, celles et ceux qui ont fui et grandi aux quatre coins du monde. Chaque victoire, il la leur a dédiée, sans distinction d’appartenance, ni de religion. Car lui-même se sait «chanceux», comme il l’écrit dans une lettre adressée aux enfants de Bosnie sur la plateforme The Players’Tribune. Si le football lui a permis de vivre ses rêves, encore aujourd’hui en Allemagne avec Schalke 04, club avec lequel il vient de fêter une promotion en Bundesliga, c’est d’abord parce qu’il a affronté l’horreur de la guerre.