Le barrage de Sarrans (Aveyron). DPA/PHOTONONSTOP
Le Parlement a définitivement adopté, mercredi 17 juin, une proposition de loi qui doit permettre de relancer les investissements dans les barrages hydroélectriques français en mettant fin à un litige ancien avec la Commission européenne.
Le texte, qui transforme le régime juridique des grandes installations hydroélectriques, a été adopté à l’Assemblée nationale par 290 voix contre 59. Porté de longue date par la députée (Parti socialiste, PS) de l’Isère Marie-Noëlle Battistel et soutenu par le gouvernement, il avait été adopté la veille dans les mêmes termes au Sénat. La France insoumise (LFI) a voté contre. Les Ecologistes et le Rassemblement national (RN) se sont abstenus.
Il était très attendu : l’hydroélectricité représentait en 2025 la deuxième source de production électrique française après le nucléaire, et la première renouvelable, avant l’éolien et le solaire. « Notre mix énergétique figure parmi les plus décarbonés d’Europe » et l’hydroélectricité y « est pour beaucoup », a souligné, mercredi, la ministre déléguée chargée de l’énergie, Maud Bregeon. Le texte « ouvre la voie à une nouvelle dynamique pour l’hydroélectricité française », avec une « perspective de plusieurs milliards d’euros d’investissements dans nos vallées », a-t-elle ajouté.






