Le logo Grok, en février 2026. PABLO VERA/AFP

Le gouvernement américain affirme que l’intelligence artificielle (IA) Grok, développée par la société xAI d’Elon Musk, a servi dans le cadre de frappes contre l’Iran, selon un document judiciaire consulté par l’Agence France-Presse. Dans ce mémoire, déposé lundi 15 juin, le ministère de la justice estime qu’une plainte environnementale visant un centre de données géant de xAI, et plus particulièrement les turbines à gaz qu’il utilise, fait peser un risque sur des infrastructures d’IA désormais utilisées par l’armée.

L’action en justice « menace la sécurité nationale, économique et énergétique », écrit le ministère de la justice. Pour étayer cet argument, le ministère fait témoigner Cameron Stanley, responsable de l’IA au Pentagone. Celui-ci affirme sous serment qu’un outil dérivé de Grok, le « Grok Gov Model », est déjà déployé au sein du programme de ciblage assisté par IA de l’armée, baptisé Project Maven, initialement appuyé sur le modèle Claude d’Anthropic.

D’après cette déclaration, les processus de Maven « ont permis aux forces américaines de déployer plus de 2 000 munitions sur 2 000 cibles distinctes en 96 heures », lors de la guerre contre l’Iran. Le haut fonctionnaire voit dans ces chiffres « le témoignage d’une très grande augmentation de l’efficacité opérationnelle rendue possible par le Grok Gov Model », sans préciser s’il s’agit du seul modèle utilisé par ce programme.