Eduardo Bolsonaro, lors d’une conférence à Oxon Hill (Maryland, Etats-Unis), le 20 février 2025. JOSE LUIS MAGANA/AP
Nouvel épisode dans les démêlés judiciaires du clan Bolsonaro. Eduardo Bolsonaro, troisième fils de l’ancien président brésilien d’extrême droite Jair Bolsonaro, a été condamné par la justice brésilienne à quatre ans de prison, mardi 16 juin, pour son lobbying auprès des autorités américaines.
Ex-député installé aux Etats-Unis, Eduardo Bolsonaro était poursuivi pour entrave au procès de son père, condamné par la Cour suprême brésilienne pour tentative de coup d’Etat. Le parquet reprochait notamment au fils d’avoir sollicité l’appui du président américain, Donald Trump, afin de pousser Washington à prendre des sanctions économiques contre le Brésil.
Quatre juges de la Cour suprême ont statué en faveur du parquet, qui a inculpé Eduardo Bolsonaro pour avoir « menacé les autorités judiciaires et d’autres pouvoirs » en affirmant qu’il obtiendrait « des autorités américaines des sanctions (…) si le procès ne se terminait pas » comme son père le souhaitait. « Il ne relève pas de la fonction d’un député fédéral brésilien de faire du lobbying à l’étranger contre son propre pays », a affirmé le juge en charge de l’affaire, Alexandre de Moraes.










