Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Débats Débats Débats Intelligence artificielle Intelligence artificielle Intelligence artificielle D’après une étude du Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie, un quart des moins de 40 ans déclarent entretenir une relation amicale ou amoureuse avec une intelligence artificielle. La directrice générale de l’organisme explique, dans un entretien au « Monde », qu’à la bataille de l’attention va succéder celle de l’attachement. Article réservé aux abonnés Dans le numéro de juin de Consommation et modes de vie (nᵒ 359), la directrice générale du Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie (Crédoc), Sandra Hoibian, analyse le succès de l’« IA émotionnelle » auprès des jeunes. Le Crédoc a mené une enquête sur l’« intelligence artificielle émotionnelle ». Que désigne cette expression ? Au départ, l’intelligence artificielle était présentée comme un outil permettant de fournir des informations ou de traiter une grande quantité de données, mais beaucoup d’utilisateurs s’en servent aujourd’hui dans le cadre d’une relation affective : pour eux, l’IA est un ami, voire un partenaire amoureux. En effet, certains sites ou applications permettent de créer un profil, de choisir le visage de son interlocuteur – un avatar physique, des photos ou des dessins – et d’opter pour une voix et un style de langage. Les échanges avec cette IA peuvent ainsi constituer un support psychologique, nourrir un échange amical, voire déboucher sur une relation « amoureuse ». La machine dit « je » et elle utilise des formulations comme « je vais te parler franchement », « tu peux tout me dire », « je suis là pour toi ». Ce langage « naturel » et empathique crée l’illusion d’une présence humaine capable d’écouter, de rassurer et d’accompagner émotionnellement les utilisateurs. Qui sont les utilisateurs de cette fonction « affective » de l’intelligence artificielle ? Ils se recrutent parmi les publics qui, en général, s’approprient le plus vite les nouvelles technologies : les 25-39 ans (25 %), les 15-24 ans (22 %), les habitants de l’agglomération parisienne (17 %) et les cadres et professions intellectuelles supérieures (16 %). Aujourd’hui, 39 % des personnes qui ont un « ami » IA et 54 % de celles qui ont un « amoureux » IA déclarent que ces relations comptent « beaucoup » pour elles. Il ne s’agit donc pas de la version ludique d’un nouveau gadget, mais d’une forme d’attachement. Il vous reste 67.84% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Sandra Hoibian, directrice générale du Crédoc : « Contrairement aux relations humaines, l’IA émotionnelle ne juge pas, ne trahit pas, ne contredit pas »
D’après une étude du Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie, un quart des moins de 40 ans déclarent entretenir une relation amicale ou amoureuse avec une intelligence artificielle. La directrice générale de l’organisme explique, dans un entretien au « Monde », qu’à la bataille de l’attention va succéder celle de l’attachement.








