Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Argent & Placements Argent & Placements Argent & Placements Bourse Bourse Bourse Avec des indices américains au sommet, boostés par l’omniprésence de l’intelligence artificielle et la perspective d’une fin de crise dans le Golfe, la seconde partie de l’année se jouera sur un fil. Article réservé aux abonnés SpaceX, arrivée en Bourse le 12 juin, Alphabet (Google), Anthropic (Claude), OpenAI (ChatGPT), Meta (Facebook, Instagram)… La liste des géants de la tech et de l’intelligence artificielle (IA) qui s’apprêtent à enflammer Wall Street s’allonge, mais les experts ne s’y trompent pas. « Les groupes se pressent d’annoncer leur introduction parce que les conditions de marché sont extraordinairement favorables », observe Alexandre Baradez, analyste chez IG France. Une fenêtre de tir qui offre d’abord une porte de sortie aux investisseurs de la première heure, et qui, dans l’histoire boursière, a souvent coïncidé avec un point haut du marché. C’est tout le paradoxe de ce second semestre à venir. Les indices américains enchaînent les records, tirés essentiellement par les valeurs de l’IA et des semi-conducteurs, quand des pans entiers de la cote restent délaissés. Faut-il, pour autant, s’inquiéter d’un krach dans les prochains mois ? Laurent Chaudeurge, responsable de stratégie chez BDL Club Invest, parle d’un « marché coupé en deux » : sur les six premiers mois de 2026, le facteur momentum – les valeurs qui montent et qu’on achète parce qu’elles montent – gagne près de 16 % quand les actions de qualité, les plus rentables et les moins endettées, en perdent 12 % : 28 points d’écart. Pour le reste de l’année, l’alternative est donc simple : surfer sur la vague, ou aller trouver refuge auprès des stars oubliées du marché. Antoine Andreani, analyste de marché senior chez le courtier XTB, prévient d’emblée : « Timing is king [“le moment est roi”, en français]. » Entrer maintenant sur des locomotives comme Nvidia ou ASML, sans attendre une respiration, c’est risquer d’acheter juste avant la correction. Cloud, mémoire ou semi-conducteurs Faut-il pour autant quitter le navire de l’IA ? « On est obligé de rester investi d’une manière ou d’une autre sur ce secteur », pose Andréa Tueni, responsable des activités de marché chez Saxo Banque. Sa règle de prudence : ne retenir que les sociétés déjà capables de monétiser leurs dépenses. Les entreprises du cloud d’abord, là où l’argent rentre, la division d’Alphabet affiche plus de 60 % de croissance, Microsoft Azure près de 40 %. Les spécialistes de mémoire ensuite, qu’il décrit comme « le nouveau pétrole » du secteur, avec SK Hynix, Micron ou Samsung. Les semi-conducteurs conservent une longueur d’avance, et l’électrification des centres de données ouvre une voie détournée : jouer l’IA par le biais de l’énergie. Les fabricants de logiciels, eux, restent pour l’instant au vestiaire. Il vous reste 68.53% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Bourse : quelles sont les dynamiques pour le second semestre de 2026 ?
Avec des indices américains au sommet, boostés par l’omniprésence de l’intelligence artificielle et la perspective d’une fin de crise dans le Golfe, la seconde partie de l’année se jouera sur un fil.







