Ce naufrage a été le plus meurtrier à ce jour dans la Manche. Les 14 mis en cause sont suspectés d'être liés à des réseaux de passeurs.
Publié le 16/06/2026 11:29
Temps de lecture : 1min
Des migrants à bord d'un bateau de passeurs au large de Gravelines (Nord), le 14 avril 2026. (SAMEER AL-DOUMY / AFP)
Quatorze personnes seront jugées en correctionnelle pour leur implication présumée dans la disparition de 31 migrants en novembre 2021, a confirmé mardi 16 juin à l'AFP le Parquet national anticriminalité organisée (Pnaco). Ce naufrage a été le plus meurtrier à ce jour dans la Manche.Les 14 mis en cause, liés à des réseaux de passeurs, sont poursuivis notamment pour homicides involontaires, blessures involontaires, aide au séjour irrégulier en bande organisée et participation a une association de malfaiteurs, a précisé le Pnaco. Les protagonistes sont nés pour la plupart en Afghanistan et en Irak. Ils sont suspectés d'avoir "participé, chacun à leur échelle, à des réseaux d'immigration illégale coopérant entre eux afin de tirer toujours plus de profits d'étrangers en situation irrégulière désireux de passer en Angleterre", selon les éléments du dossier.Les rôles attribués par le parquet aux 14 mis en cause sont divers : organisateurs de la traversée, chauffeurs, logeurs, etc. La plupart contestent leur responsabilité, certains, côté irako-kurde, se présentent comme de simples migrants.Matthieu Chirez, avocat de 113 parties civiles, s'est félicité auprès de l'AFP du futur procès : "Cette ordonnance est une première étape dans la reconstitution judiciaire de ce naufrage dramatique". "La première chaîne de responsabilité est identifiée avec les passeurs qui vont devoir répondre de leurs actes", poursuit l'avocat. Le procès sera également "l'occasion, nous y aspirons, pour certaines familles de victimes, de s'exprimer pour la première fois", souligne le conseil.










