Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Politique Politique Politique Pédocriminalité Pédocriminalité Pédocriminalité Les édiles se retrouvent en première ligne en cas de signalement de faits parfois très graves, comme récemment dans le périscolaire. Plusieurs d’entre eux témoignent d’un sentiment d’abandon. Mais ils ont conscience qu’ils portent aussi une responsabilité. Article réservé aux abonnés Olivier Araujo confie une « souffrance intérieure terrible ». Depuis près de deux mois, la ville dont il est maire (Les Républicains), Charly (Métropole de Lyon, 5 000 habitants), est confrontée à une affaire de pédocriminalité. « Fin avril, raconte M. Araujo, une famille est venue me voir avant de porter plainte contre un animateur. Ils étaient encore dans mon bureau que j’ai demandé qu’il soit immédiatement convoqué en mairie. Il a été suspendu tout de suite. » Jeudi 11 juin, cet animateur d’un centre de loisirs de la ville, que trois petites filles âgées de 3, 6 et 7 ans accusent d’agression sexuelle, de viol et de fait de scatologie, a été mis en examen et placé sous contrôle judiciaire, a révélé France 3 Auvergne-Rhône-Alpes. Peut-être cela permettra-t-il de faire retomber la tension apparue dans la commune. « On se dit toujours que cela ne peut pas se passer chez nous, dit en soupirant M. Araujo. Et quand ça arrive, c’est un tsunami. » En suspendant immédiatement l’animateur, le maire considère avoir « fait [son] job ». Mais, ensuite, déplore-t-il, « tout nous échappe ». Après que la justice et les enquêteurs ont pris la main, plus « aucune information » ne filtre, ajoute M. Araujo. Et se développe alors peu à peu dans la population ce que l’édile nomme un « sentiment terrible ». Les gens ne comprennent pas : « Que fait la mairie ? » « Pourquoi ce silence ? » « On nous cache des choses… » Il vous reste 78.6% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Face aux affaires de pédocriminalité, le sentiment d’abandon des maires : « Quand ça arrive, c’est un tsunami »
Les édiles se retrouvent en première ligne en cas de signalement de faits parfois très graves, comme récemment dans le périscolaire. Plusieurs d’entre eux témoignent d’un sentiment d’abandon. Mais ils ont conscience qu’ils portent aussi une responsabilité.






