Arrêts de travail : un mal qui n'est pas que Français

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Le gouvernement franchit un nouveau cap pour encadrer la hausse des arrêts de travail. À partir du 1ᵉʳ septembre 2026, un premier congé maladie ne pourra plus dépasser un mois, tandis qu'une prolongation sera limitée à deux mois.

L’envolée des arrêts de travail dans l'Hexagone (+10% entre 2019 et 2024) est souvent vue comme une conséquence regrettable de notre système d’indemnisation. Celui-ci offre une bonne couverture et le maintien du salaire, mais peu de contrôle sur les patients comme sur les médecins.

Le gouvernement a d’ailleurs pris il y a trois jours un décret pour limiter la durée du premier arrêt de travail délivré, car les coûts pour notre Sécurité sociale - lourdement déficitaire - sont considérables : 18 milliards d’euros annuels. Nos voisins connaissent exactement la même progression, alors que leur modèle social n’est pas toujours aussi protecteur que le nôtre.