L'eurodéputé estime qu'il est important que l'Europe pèse dans cet accord et juge positivement "les propositions françaises, britanniques d'aller déminer le détroit" ou "d'accompagner pacifiquement la reprise".

Publié le 15/06/2026 21:58

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Le président français Emmanuel Macron et son homologue américain Donald Trump à Evian-les-Bains le 15 juin 2026 (LUDOVIC MARIN / AFP)

"Si on laisse Trump discuter tout seul, on laisse faire le risque que ce ne soit que du business", craint lundi 15 juin sur franceinfo Christophe Grudler, député européen du groupe Renew Europe et membre de la commission des affaires étrangères. Il réagit à l'accord entre les États-Unis et l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient. L'eurodéputé estime qu'il est important que l'Europe pèse dans cet accord. Si le président américain Donald Trump a affirmé lundi, devant Emmanuel Macron, ne pas avoir besoin de "beaucoup d'aide" pour rouvrir le détroit d'Ormuz, Christophe Grudler juge que "les propositions françaises, britanniques d'aller déminer le détroit" ou "d'accompagner pacifiquement la reprise" sont "quelque chose d'important". "Cela veut dire qu'on essaie d'être présents à nouveau." Christophe Grudler s'inquiète notamment du fait que le peuple iranien puisse être oublié de cet accord. "On parle d'accueillir à nouveau l'Iran dans l'économie mondiale, ça veut dire quoi ?, interroge-t-il. Qu'il y a peut-être des risques de chantage de dégeler les avoirs iraniens ?" Mais selon lui, "on oublie les droits de l'homme, on oublie la souffrance du peuple iranien", regrette-t-il. Pour le député, la parole de la France est nécessaire. Ce "pays des libertés" ayant "une propension à défendre les droits de l'homme" peut avoir un "mot à dire pour avoir un accord équilibré". La cérémonie de signature de l'accord est prévue vendredi à Genève.