Proche et Moyen-Orient
— Analyse
L’annonce dimanche soir d’un accord entre Téhéran et Washington est vu comme une défaite pour Benyamin Nétanyahou. Le premier ministre israélien avait réussi à garder le Liban hors des négociations précédentes. Cette fois, l’Iran a eu le dernier mot. Et pourrait même peser sur le futur du pays du cèdre.
Benyamin Nétanyahou a perdu la partie, du moins pour l’instant : c’est le constat morose à Tel-Aviv après l’annonce du protocole d’accord sur lequel les États-Unis et l’Iran se sont accordés et qui devrait être signé vendredi 19 juin en Suisse. « Le régime iranien tient bon, Israël s’inquiète », titre ce lundi 15 juin le Jerusalem Post, quotidien israélien conservateur en anglais. « Les éléments connus de l’accord ne permettent pas d’atteindre les objectifs de la guerre fixés par les États-Unis et Israël » quand les deux puissances ont lancé leur guerre contre la République islamique le 28 février dernier, renchérit The Times of Israel, autre quotidien en anglais.











