Des journalistes brandissent une écharpe « Free Gleizes » avant la conférence de presse de l’équipe de France au MetLife Stadium d’East Rutherford (New Jersey), à l’ouest de New York, le 15 juin 2026. FRANCK FIFE/AFP

A la veille des matchs de l’équipe de France de football, les journalistes savent généralement à quoi s’en tenir : Didier Deschamps et l’un de ses joueurs se présentent en conférence de presse pour une demi-heure, avant un entraînement ouvert aux médias pendant une quinzaine de minutes, chrono en main. Ni plus, ni moins. Avant l’entrée en lice des Bleus dans la Coupe du monde contre le Sénégal, ce lundi 15 juin aurait pu ne pas déroger à la règle, avec les prises de parole du sélectionneur et de N’Golo Kanté en milieu de matinée. Mais cette fois, un rendez-vous inhabituel s’est déroulé, quelques minutes plus tôt, au pied du MetLife Stadium d’East Rutherford (New Jersey), à l’ouest de New York, où se déroulera la rencontre.

Devant plusieurs micros tendus, Sylvie et Francis Godard, mère et beau-père de Christophe Gleizes, ont profité de l’événement pour rappeler le sort réservé au journaliste sportif français, détenu en Algérie depuis mai 2024, incarcéré depuis juin 2025 et condamné à sept ans de prison pour « apologie du terrorisme » alors qu’il enquêtait sur un club de football local. Invités par la Fédération internationale de football (FIFA), qui a délivré symboliquement une accréditation au reporter pour le tournoi, tous deux ont affirmé être présents à New York pour « le soutenir ».