Les batteries lithium-ion qui alimentent la transition énergétique soulèvent aujourd’hui une question pressante : les règles de sécurité peuvent-elles suivre le rythme de leur essor ?Des vélos et trottinettes électriques aux véhicules électriques, en passant par les systèmes de stockage d’énergie à domicile et sur les réseaux électriques, ces batteries sont partout. Légères, puissantes et rechargeables, elles sont devenues essentielles à l’électrification.Le problème, c’est que lorsqu’elles font défaut, les conséquences peuvent être spectaculaires.Une batterie endommagée, non certifiée ou mal rechargée peut surchauffer, dégager une fumée toxique, prendre feu ou entrer en emballement thermique, soit une réaction en chaîne qui peut être difficile à arrêter, selon la National Fire Protection Association.Un véritable problèmeComme l’a rapporté ma collègue Isobel Farquharson dans le National Observer, des batteries lithium-ion ont été mises en cause, ou soupçonnées de l’avoir été, dans une série d’incendies ce printemps.En 2025, les préoccupations liées à la sécurité des batteries ont été évoquées 150 fois lors de réunions de conseils municipaux, surtout en Ontario, selon Civic Searchlight, l’outil de suivi du National Observer.À Toronto seulement, les incendies liés à des batteries ont augmenté de 591 % entre 2020 et 2024, selon les données du service des incendies. Les pompiers sont aussi intervenus dans 252 situations où des batteries avaient dégagé une fumée toxique sans toutefois provoquer d’incendie.Le chef des pompiers Jim Jessop a déclaré l’an dernier au conseil municipal que les « batteries lithium-ion sont actuellement le plus grand risque émergent en matière de sécurité incendie dans la ville de Toronto ».C’est donc autant une affaire de réglementation qu’une affaire d’incendies.