Comment Novartis et l’EPFL ont construit une collaboration à long terme fondée sur une vision commune et une approche structuréeComment Novartis et l’EPFL ont construit une collaboration à long terme fondée sur une vision commune et une approche structurée.Novartis est une entreprise pharmaceutique mondiale disposant d’un vaste portefeuille de médicaments et de marques médicales reconnues. Ses activités couvrent un large éventail de domaines thérapeutiques, notamment l’oncologie, l’immunologie, les neurosciences et les maladies cardiovasculaires.Comme de nombreuses entreprises de son secteur, son activité repose sur un équilibre entre découverte scientifique, développement, réglementation et besoins des patients. Pour réussir, elle ne peut pas s’appuyer uniquement sur des méthodes de travail établies. Pour développer de nouveaux traitements destinés aux patients, elle doit suivre l’évolution constante des sciences et des technologies. Cela implique un accès aux recherches les plus récentes ainsi qu’à une grande diversité d’idées et de perspectives.Novartis possède une longue tradition de collaboration avec des institutions académiques de premier plan à travers le monde, en particulier celles qui contribuent à faire avancer sa mission dans le domaine de la médecine innovante. Dans le cadre de sa stratégie visant à attirer les meilleurs talents et à maintenir un haut niveau d’excellence scientifique, l’entreprise concentre naturellement ses efforts sur un nombre limité d’institutions dont les forces correspondent à ses besoins futurs.Dans cette optique, Novartis a constaté que des partenariats durables établis au niveau institutionnel génèrent un impact à long terme bien plus important que des interactions ponctuelles entre chercheurs. Ils permettent de co-construire la formation des scientifiques de demain, d’influencer les programmes d’enseignement et de développer un écosystème d’innovation robuste, bénéfique à la fois pour l’entreprise et pour la communauté scientifique dans son ensemble.C’est dans ce contexte stratégique que l’EPFL s’est imposée comme un partenaire particulièrement important, grâce à son expertise reconnue en sciences et en ingénierie, à son rayonnement international et à son adéquation avec les priorités d’innovation de Novartis. Bien que les premières explorations aient débuté avant 2021, l’analyse des besoins menée cette année-là a confirmé la pertinence de l’EPFL en tant qu’institution stratégique capable de contribuer à la recherche de pointe, au développement technologique et à la constitution de viviers de talents sur le long terme.« Je suis diplômé de l’EPFL », confie Hicham Majd, membre du Technical R&D Innovation Council de Novartis. « Je sais par expérience que les idées et les technologies issues du monde académique façonnent l’avenir de la médecine. »Pour Novartis, l’opportunité de collaborer avec l’EPFL allait bien au-delà de projets de recherche individuels. L’entreprise nourrissait l’ambition claire de construire des relations durables avec les talents locaux et de renforcer sa visibilité auprès des étudiants de l’EPFL.Nous voulions être au cœur de cet écosystème. Nous voulions identifier de nouvelles opportunités, attirer de jeunes talents et renforcer notre avantage concurrentiel. Les étudiants ont été invités sur le campus de Novartis à Bâle afin de découvrir notre approche de la recherche et de l’innovation. Nous avons également intégré une étude de cas dans un cours en sciences de la vie consacré aux aspects réglementaires, comme autre moyen d’entrer en contact avec les étudiants. Certains ont même poursuivi avec succès leur carrière chez Novartis, et nous espérons développer davantage cette initiative.Ces premières interactions ont confirmé le potentiel d’une collaboration plus étroite entre Novartis et l’EPFL. Mais par où commencer ? Tant l’EPFL que Novartis sont des organisations complexes. L’EPFL regroupe cinq facultés, plus de 370 laboratoires, centres et plateformes de recherche. Un environnement riche, mais parfois difficile à appréhender.C’est ainsi qu’en 2021, Novartis et l’EPFL ont entamé des discussions afin de dépasser le cadre de collaborations ponctuelles et de construire quelque chose de plus structuré.Nous avions besoin d’un guide pour explorer l’écosystème et identifier les synergies potentielles. Par le passé, nous travaillions principalement sur la base de contrats ponctuels. Nous souhaitions désormais créer un partenariat plus stratégique et une relation à long terme. Nous avions besoin d’un interlocuteur capable d’identifier les domaines d’intérêt commun, les bénéfices mutuels et de mettre les bonnes personnes en relation au bon moment.Il est rapidement apparu que Novartis avait besoin d’un véritable trait d’union entre l’entreprise et l’université. D’une personne capable de comprendre à la fois les priorités industrielles et les réalités académiques, et d’aider à tirer pleinement parti des ressources et des opportunités disponibles.C’est précisément le rôle pour lequel la plateforme KNOVA de l’EPFL a été conçue. Grâce à un accompagnement personnalisé associant le suivi d’un Key Account Manager dédié et des immersions mensuelles dans l’écosystème de l’EPFL, KNOVA a permis d’identifier les connexions les plus pertinentes et de mettre en relation les bonnes personnes, maximisant ainsi les chances de succès des deux parties.Et Novartis s’est pleinement investie dans la démarche. Dès 2023, Hicham Majd, Arnaud Grandeury, Mateja Kramer ainsi que d’autres membres du TRD Innovation Council ont participé régulièrement aux activités, visites et ateliers du programme, tout en élaborant leur feuille de route en étroite collaboration avec leur Key Account Manager au sein de la Vice-présidence pour l’innovation et l’impact de l’EPFL, Pascale Van Landuyt. Ensemble, ils ont commencé à explorer les laboratoires et les campus de l’université à la recherche de nouvelles sources d’inspiration.Cette aventure a débuté par l’élaboration d’une feuille de route de collaboration destinée à définir des priorités claires pour le partenariat. Celle-ci identifiait les thématiques susceptibles de contribuer à l’avenir de Novartis tout en soutenant les objectifs de l’EPFL. Les différents départements de Novartis ont été invités à soumettre leurs idées de projets à Hicham Majd, qui les a ensuite transmises à Pascale Van Landuyt. Grâce à son expérience, elle a pu cartographier les collaborations les plus prometteuses et établir une première sélection.L’équipe Novartis et Pascale Van Landuyt ont ensuite mis en place un processus de validation systématique afin d’affiner davantage cette liste. Celui-ci reposait sur des rencontres individuelles et un dialogue continu entre les professeurs de l’EPFL et les équipes de recherche de Novartis. Tout au long de cette étape, Novartis a bénéficié de l’accompagnement sur mesure de KNOVA, qui a facilité l’identification des meilleures connexions et assuré une communication efficace entre les différentes parties prenantes, maximisant ainsi les chances de réussite de chaque projet.Ces efforts ont conduit à la signature d’un premier projet de recherche en 2023. En 2025, ces échanges s’étaient transformés en collaborations concrètes impliquant les cinq facultés de l’EPFL. Ce qui n’était au départ que des discussions théoriques avait évolué vers des projets bien réels. La diversité des initiatives, allant de l’intelligence artificielle et des grands modèles de langage appliqués à l’oncologie jusqu’à la modélisation moléculaire, illustre à quel point le partenariat a élargi son champ d’action tout en transformant l’approche de Novartis en matière d’innovation.« Nous pensions naturellement nous orienter principalement vers des équipes en sciences fondamentales ou en sciences de la vie. Pourtant, grâce à la réflexion menée avec KNOVA et à son accompagnement, nous avons découvert bien plus d’opportunités que nous l’avions imaginé », explique Hicham Majd.« Qu’il s’agisse d’étudier la cinétique des micropolluants et l’impact environnemental de nos médicaments, ou de modéliser des molécules complexes et leurs mécanismes d’action en pharmacie, l’éventail des nouvelles idées et approches auxquelles nous avons été exposés est impressionnant », ajoutent Mateja Kramer et Arnaud Grandeury.Pour soutenir ce portefeuille croissant de projets, le Technology Transfer Office (TTO) a également rejoint la démarche. Celui-ci a élaboré un accord-cadre complet permettant de simplifier la gestion de la propriété intellectuelle et de faciliter les négociations contractuelles.Au fil des années, la collaboration continue d’évoluer. La confiance construite entre Novartis et l’EPFL a créé un terrain favorable à l’émergence de nouvelles idées, de nouveaux projets et de nouvelles façons de travailler ensemble.Des partenariats de cette nature ne se construisent pas du jour au lendemain. Une approche à long terme est essentielle pour créer un partenariat solide et durable. Le temps investi dans cette collaboration a joué un rôle déterminant dans notre réussite commune. Il a permis aux équipes d’aligner leurs objectifs, de naviguer dans la complexité scientifique et organisationnelle, et de poser les bases d’une coopération efficace.Le parcours entrepris par Novartis n’est pas un cas isolé. Construire des relations solides entre l’industrie et le monde académique repose sur un dialogue ouvert, la confiance et un cadre clair. Lorsque ces éléments sont réunis, les partenariats peuvent dépasser le simple cadre de projets individuels pour s’inscrire dans une véritable perspective à long terme.Pour en savoir plus sur les possibilités de collaboration avec l’EPFL, vous pouvez contacter l’équipe KNOVA via l’Industry Liaison Office à l’adresse suivante : [email protected].
De contrats ponctuels à un partenariat de confiance
Comment Novartis et l’EPFL ont construit une collaboration à long terme fondée sur une vision commune et une approche structuréeComment Novartis et l’EPFL ont construit une collaboration à long terme fondée sur une vision commune et une approche structurée.










