C'est sous haute surveillance que va se dérouler le match entre l'Iran et la Nouvelle-Zélande à la Coupe du monde mardi 16 juin (3h à Paris), car l'importante communauté iranienne de Los Angeles compte profiter de la présence en ville de la Team Melli pour redire bruyamment son hostilité au gouvernement de la République islamique, en marge de l'entrée en lice de l'équipe nationale.
Après quatre mois de conflit au Moyen-Orient, un accord a été annoncé avec les États-Unis dimanche entre toutes les parties pour mettre fin aux hostilités. Cette percée diplomatique enlève certainement un peu de pression sur les organisateurs du Mondial et sur la sélection iranienne, après des semaines à se perdre en conjectures sur la possibilité pour elle de venir sur le sol américain.
Mais pas sûr du tout que cet accord appelant à l'apaisement calme totalement les nombreux membres de la diaspora locale - Los Angeles est surnommé "Tehrangeles" - qui ont ces derniers mois prouvé leur capacité à se mobiliser contre le régime iranien. Des appels à manifester lundi aux abords du SoFi Stadium, ce stade ultra-moderne de 70.000 places ont de nouveau été lancés, alors que la sélection est vue comme un instrument de propagande de la République islamique.











