Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Pixels Pixels Cybercriminalité Cybercriminalité Cybercriminalité Plusieurs responsables politiques dénoncent depuis vendredi l’existence de sites permettant de chercher frauduleusement des informations personnelles. Des enquêtes avaient déjà été ouvertes concernant des services de ce type. Article réservé aux abonnés Des données personnelles, parfois sensibles, sont accessibles en quelques clics sur un moteur de recherche, accessibles à tous sur Internet. La ministre déléguée au numérique, Anne Le Hénanff, a signalé à la justice un site permettant d’effectuer des requêtes dans des dizaines de bases de données volées, le plus souvent récupérées au travers de piratages, a révélé BFM-TV vendredi 12 juin. Aussi connu sous le nom de « lookup », ce genre de service permet, à l’aide d’un simple nom, d’une adresse e-mail ou d’un numéro de téléphone, d’obtenir en quelques secondes des informations pourtant personnelles : IBAN, adresse postale, date de naissance, parfois même adhésion à des fédérations sportives, numéro de sécurité sociale, etc. Le député Renaissance des Côtes-d’Armor, Eric Bothorel, a annoncé vendredi avoir lui aussi saisi la justice, cette fois-ci pour signaler trois services de lookup. « Il faut le redire avec force, le recel de données volées est un crime », a précisé l’élu sur le réseau social BlueSky. En avril, le parquet de Paris expliquait déjà au Monde que plusieurs enquêtes étaient ouvertes concernant des services de ce type. Le 14 mai, un jeune homme de 19 ans a justement été mis en examen et placé en détention provisoire dans un dossier de ce genre, comme l’a révélé le site spécialisé ZDNET. Des masses de données piratées Ces outils sont alimentés par des bases de données dérobées à des entreprises, des administrations ou des associations au cours de piratage, et ce alors que la France fait aujourd’hui face à une explosion des fuites de données. Pour enrichir ces lookups, les créateurs peuvent notamment télécharger ou acheter les bases de données publiées quotidiennement sur des forums cybercriminels de bas niveau. Certains pirates menant eux-mêmes des attaques peuvent aussi créer ce type de site pour mettre en avant les masses d’informations personnelles qu’ils sont parvenus à dérober. « Il y a comme une compétition qui consiste à avoir le plus grand nombre de bases de données volées », expliquait dans un article du Monde publié en mai Johanna Brousse, vice-procureure en charge de la section de lutte contre la cybercriminalité du parquet de Paris. Il vous reste 26.31% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
La justice française saisie contre plusieurs « lookups », moteurs de recherche alimentés par des millions de données personnelles volées
Plusieurs responsables politiques dénoncent depuis vendredi l’existence de sites permettant de chercher frauduleusement des informations personnelles. Des enquêtes avaient déjà été ouvertes concernant des services de ce type.










