Des manifestants brandissent une banderole lors d’une manifestation organisée par le groupe Palestine Action à Londres, le lundi 23 juin 2025. FRANK AUGSTEIN / AP PHOTO/FRANK AUGSTEIN
La décision du ministère de l’intérieur britannique d’interdire l’organisation Palestine Action (PA) était « proportionnée » et « n’était pas illégale », a tranché, lundi 15 juin, une cour d’appel. Le classement de PA comme organisation terroriste par le gouvernement en juillet 2025 a conduit à l’arrestation de plus de 3 000 de ses soutiens.
L’interdiction du groupe propalestinien et son classement comme organisation terroriste sont « hautement controversés », a reconnu la juge Sue Carr. « Mais c’est une erreur fondamentale de négliger le fait que Palestine Action promeut ouvertement une violence illégale qui s’apparente au terrorisme », a-t-elle ajouté. L’une des fondatrices du groupe Palestine Action, Huda Ammori, a rapidement réagi sur X : « Nous ne cesserons pas de nous battre pour que cette interdiction soit levée, pour que l’on cesse d’utiliser la législation antiterroriste contre nous et, surtout, pour une Palestine libre », a-t-elle écrit.
En première instance, la Haute Cour de Londres avait jugé « disproportionnée » l’interdiction de ce groupe propalestinien, mais le ministère de l’Intérieur avait aussitôt fait appel, ce qui maintenait l’interdiction, en attente du recours. Celle-ci « s’est traduite par une atteinte très substantielle aux droits à la liberté d’expression et à la réunion », avait alors estimé la juge. La ministre de l’intérieur, Shabana Mahmood, avait aussitôt fait appel, invoquant la nécessité de « conserver la capacité d’agir pour protéger la sécurité nationale ».










