Les États-Unis et l’Iran ont annoncé lundi avoir trouvé un accord mais sans le détailler pour mettre fin immédiatement à la guerre au Moyen-Orient sur tous les fronts, y compris au Liban, avec une cérémonie de signature prévue vendredi à Genève.« J’autorise pleinement la réouverture du détroit d’Ormuz sans droits de passage et, parallèlement, la levée immédiate du blocus naval américain » et « que le pétrole coule à flots ! », a écrit le président américain Donald Trump sur son réseau Truth Social. Tout en précisant que cette ouverture interviendra « dès la signature de l’accord vendredi afin de permettre le déminage ».Le vice-président JD Vance a dit qu’il assisterait à cette signature, ajoutant que la présence du milliardaire américain, qui est en route pour le G7 sur les bords du lac Léman en France, était « possible ».L’annonce a déclenché une chute d’environ 5 % des cours du pétrole, ramenant le prix du baril autour de 80 dollars, après une flambée engendrée par le blocage de ce détroit stratégique, par lequel transitait en temps normal un cinquième du commerce mondial d’hydrocarbures.Le premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif, médiateur clé, a salué « un pas historique vers la paix » même si le document précis n’a pas été rendu public, laissant planer des doutes sur des points de divergence entre les deux parties après de laborieuses négociations.Une source officielle libanaise a d’ailleurs indiqué à l’AFP que son pays n’avait pas été informé « des termes de l’accord » ni du moment de l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu dans la guerre opposant le Hezbollah à Israël depuis le 2 mars. Le président Joseph Aoun espère toutefois que cet accord « mettra un terme définitif » aux hostilités dans son pays.