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Le gouvernement serre la vis. Samedi 13 juin, le décret limitant la durée des arrêts de travail à un mois pour une première prescription et à deux mois pour une prolongation a été publié au Journal officiel. "Les plafonds (...) sont fixés à trente et un jours pour une première prescription et à soixante-deux jours pour une prolongation", indique le décret.

Ils entreront en vigueur à partir du 1er septembre, sauf exception en raison de l'état de santé du patient, et s'appliqueront aux différents professionnels de santé amenés à prescrire des arrêts de travail (médecins, sages-femmes, chirurgiens-dentistes).

Cette mesure a été décidée dans le cadre de la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026. Dans son projet initial, le gouvernement voulait fixer cette limite par décret à 15 jours pour un premier arrêt de travail prescrit par un médecin de ville et 30 jours à l'hôpital. Mais les députés ont voté pour que la durée soit d'un mois dans les deux cas et qu'elle soit inscrite dans la loi et non laissée entre les mains de l'exécutif.

Une augmentation des arrêts chez les cadresAucune durée maximale d'arrêt maladie n'était jusqu'à aujourd'hui prévue, bien que des recommandations existent pour certaines pathologies, avec des durées indicatives. Les assurés restent par ailleurs soumis à un plafond de 360 jours d'indemnités journalières sur trois ans.