Cet incident survient alors même que Téhéran, le médiateur pakistanais et Washington affichent leur optimisme quant à la possibilité, après des semaines de négociations laborieuses et d'espoirs déçus, de conclure un accord mettant fin à la guerre au Moyen-Orient.

Ce qu'il faut savoir

Si l'Iran et les Etats-Unis ont fait part de leur optimisme quant à la possibilité d'un accord de paix au Moyen-Orient, la situation reste tendue dans le golfe arabo-persique. Dans un message publié samedi 13 juin sur le réseau social X, le Commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé que les forces américaines ont abattu plusieurs drones iraniens qui visaient des navires commerciaux dans le détroit d'Ormuz. A la suite de ces frappes, "le trafic maritime dans le détroit reste fluide", a-t-il ajouté. Suivez notre direct. • Un accord de paix en cours de négociations. Après des semaines de négociations, Téhéran, Washington et le médiateur pakistanais ont affiché leur optimisme, vendredi soir. "Dès que les dernières étapes de nos négociations seront achevées, cet accord sera signé et annoncé", a déclaré le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, à la télévision d'Etat. "Cela pourrait arriver dans les prochains jours. J'ai bon espoir". "La paix n'a jamais été aussi proche qu'aujourd'hui", a affirmé pour sa part le Premier ministre du Pakistan, Shehbaz Sharif, principal négociateur dans le conflit. A Washington, un haut responsable cité par l'AFP a estimé à "80 à 85%" la probabilité d'un accord-cadre ouvrant une période de 60 jours de discussions techniques. "La ligne d'arrivée n'est pas encore franchie", a-t-il averti. • Des versions divergentes. Les versions d'un éventuel compromis données par les médias iraniens et Washington présentent d'importantes différences. L'agence de presse iranienne Mehr a publié vendredi un texte présenté comme une ébauche de protocole en 14 points, avec des conditions telles que le maintien du contrôle sur le détroit d'Ormuz, le droit à l'enrichissement d'uranium, le déblocage rapide de 24 milliards de dollars de fonds iraniens gelés à l'étranger. Washington a livré de son côté une toute autre version du texte. "Les termes [d'accord] que l'Iran a fait fuiter aux médias menteurs n'ont RIEN à voir avec les termes dont nous sommes convenus par écrit", s'est agacé le président américain, Donald Trump, dans un message publié sur son réseau Truth Social. • Des combats dans le sud du Liban. Le Hezbollah pro-iranien a affirmé vendredi que ses combattants avaient affronté des forces israéliennes, qui progressaient vers une ville du sud du Liban située à cinq kilomètres de la frontière israélienne. De son côté, l'armée israélienne a émis un appel à évacuer trois villages du sud du Liban. L'agence nationale d'information libanaise (ANI, officielle) a quant à elle rapporté une série de frappes, y compris sur des zones non concernées par l'avertissement israélien.