Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Le Monde Afrique Le Monde Afrique Centrafrique Centrafrique Centrafrique Les Iraniennes bénéficiaient de mesures de protection en raison des risques de persécution dans leur pays. Elles sont arrivées à Bangui, vendredi 12 juin, alors que la République centrafricaine est considérée par Washington comme l’un des pays les plus dangereux au monde. Article réservé aux abonnés A peine conclu – début juin –, l’accord migratoire entre les Etats-Unis et la République centrafricaine est déjà mis en œuvre. Un avion charter du département de la sécurité intérieure américaine s’est posé à l’aéroport de Bangui, vendredi 12 juin, avec à son bord une vingtaine de ressortissants étrangers expulsés par Washington, dont au moins deux femmes iraniennes ainsi que des migrants turcs, syriens et afghans. Le pays d’Afrique centrale, l’un des plus pauvres du monde, est la dernière nation africaine à accepter d’accueillir des migrants expulsés par les Etats-Unis, après le Ghana, la Sierra Leone, la Guinée équatoriale, l’Eswatini ou encore la République démocratique du Congo (RDC). Autant d’accords migratoires opaques que l’administration américaine impose afin d’accélérer les expulsions. Les termes de celui signé avec la République centrafricaine restent à ce jour confidentiels. Contactés, ni la présidence centrafricaine, ni le département d’Etat américain n’ont donné suite à nos sollicitations. Dans le Boeing 767 qui a décollé jeudi soir de l’aéroport international d’Alexandria, en Louisiane – devenu la plateforme de ces vols d’expulsions –, se trouvent au moins deux femmes iraniennes entrées sur le sol américain en novembre 2024. Placées en détention dès leur arrivée aux Etats-Unis, elles ont demandé l’asile et ont initialement obtenu une mesure de protection par un juge ; elle est censée les protéger d’une expulsion, indique au Monde leur avocate, Emily Trostle. Les deux femmes couraient un risque de persécution dans leur pays, l’Iran : la première à cause de sa conversion au christianisme et la seconde pour son opposition politique aux autorités de Téhéran. Pour ces raisons, leur renvoi vers leur pays d’origine est illégal. Mais l’administration Trump cherche par tous les moyens à réduire cet obstacle juridique par des accords avec des pays africains pour accueillir des personnes qu’elle ne peut légalement pas renvoyer chez elles. Il vous reste 67.12% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.