L’artiste britannique est mort le 11 juin, à 88 ans. Homosexuel à une époque où cette orientation était taboue, il a toujours peint le désir homoérotique dans ses toiles. De manière suggérée d’abord, puis ouvertement dans des œuvres solaires. David Hockney devant « Peter Getting Out of Nick’s Pool », en novembre 1967 à Liverpool. Photo Stephen Shakeshaft/Mirrorpix/Getty Images Par Rémi Guezodje Réservé aux abonnés Publié le 12 juin 2026 à 15h22 Il n’avait pas encore teint ses cheveux en ce blond juvénile qui le caractérisera plus tard, mais avait tout de la naïveté d’un ambitieux. Les années qu’il passera au Royal College of Art de Londres sonneront, pour David Hockney, la fin de l’innocence. D’abord parce qu’il se confronte, non sans difficulté, à ses grandes aspirations artistiques. Ensuite parce qu’il n’a d’autre choix que de se frotter aux rudesses qu’impose une vie sentimentale gay dans l’Angleterre des années 1960 : secret, honte et clandestinité. L’homosexualité est alors illégale en Grande-Bretagne. Il faut attendre 1967 et le Sexual Offences Act pour qu’elle soit dépénalisée en Angleterre Cet article est réservé aux abonnés S'abonner, 9,99€ 2,49€/mois pendant 1 an sans engagement, résiliable à tout moment Voir toutes nos offres Arts Fondation Louis-Vuitton Expositions David Hockney Le magazine en format numérique Lire le magazine Les plus lus Pour soutenir le travail de toute une rédaction, abonnez-vous Pourquoi voyez-vous ce message ? Vous avez choisi de ne pas accepter le dépôt de "cookies" sur votre navigateur, qui permettent notamment d'afficher de la publicité personnalisée. Nous respectons votre choix, et nous y veillerons. Chaque jour, la rédaction et l'ensemble des métiers de Télérama se mobilisent pour vous proposer sur notre site une offre critique complète, un suivi de l'actualité culturelle, des enquêtes, des entretiens, des reportages, des vidéos, des services, des évènements... Qualité, fiabilité et indépendance en sont les maîtres mots. Pour ce faire, le soutien et la fidélité de nos abonnés est essentiel. Nous vous invitons à rejoindre à votre tour cette communauté en vous abonnant à Télérama. Merci, et à bientôt. S’abonner