Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement International International International Russie Russie Russie Installé à Berlin depuis sa libération, cet ancien député municipal de Moscou lance ce vendredi un nouveau parti anti-Kremlin : Russie pacifique. Une initiative accueillie avec scepticisme par certaines figures de la dissidence à l’étranger. Article réservé aux abonnés Moins de deux ans après sa sortie de prison et son exil en Europe, Ilia Iachine lance un vaste projet : créer, à l’étranger, un parti pour unir les anti-Kremlin face au président russe, Vladimir Poutine. Le congrès fondateur se tient vendredi 12 et samedi 13 juin, à Berlin. Mais cette figure de l’opposition libérale vise Moscou et voit loin. « Il faut envoyer un signal clair à la société civile : aujourd’hui, nous nous opposons à la guerre du Kremlin en Ukraine. In fine, l’objectif est de faire chuter le régime de Vladimir Poutine et d’arriver au pouvoir », insiste Ilia Iachine, 42 ans. Elu municipal à Moscou, devenu l’un des leaders de l’opposition, il a été arrêté en juin 2022, quatre mois après l’invasion de l’Ukraine, puis condamné à huit ans et demi de prison pour avoir dénoncé l’offensive militaire et les crimes de l’armée russe contre des civils ukrainiens à Boutcha, près de Kiev. Libéré le 1er août 2024, lors du plus important échange de prisonniers entre la Russie et des pays occidentaux depuis la fin de la guerre froide, il vit désormais à Berlin. C’est dans la capitale allemande qu’il a rassemblé quelque 150 délégués – tous opposants en exil – pour lancer son parti, Russie pacifique. « Notre slogan : “Une Russie forte, une Russie pacifique”. C’est un clin d’œil à celui du parti du Kremlin : “Une Russie forte, une Russie unie”. Nous avons une autre conception de la force… », ironise-t-il. Il vous reste 78.73% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.