Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement International International International Bolivie Bolivie Bolivie Le président bolivien, Rodrigo Paz, a promulgué la loi d’état d’exception et envisage désormais la force contre les manifestants, après un mois et demi de conflit entre son gouvernement de centre droit et des organisations exigeant sa démission. Article réservé aux abonnés Après quarante-trois jours de conflit, la situation semble plus que jamais inextricable en Bolivie. Le dialogue entre le gouvernement de Rodrigo Paz et les mouvements sociaux était encore au point mort jeudi 11 juin. Les manifestants – ouvriers, paysans, chauffeurs routiers, enseignants – bloquent les grands axes routiers du pays et continuent d’exiger la démission du président de centre droit, élu en octobre 2025, jugé incapable de résoudre la grave crise économique. Près de 100 barrages étaient recensés jeudi dans tout le pays. A La Paz, siège du gouvernement, les mobilisations se sont encore intensifiées avec l’arrivée en renfort, la veille, d’organisations paysannes provenant de diverses régions des Andes (La Paz, Oruro, Potosi). « Que voulons-nous ? La démission ! », ont scandé les manifestants au bruit des pétards. Pendant ce temps, la crise humanitaire s’aggrave. Le gouvernement a fait état de 13 morts en raison des barrages qui empêchent le transport de malades vers les hôpitaux. Les pénuries de médicaments et d’oxygène mettent également en danger des patients en attente de traitement. Il vous reste 82.87% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.