Des passants et les restes d’une voiture calcinée devant des maisons barricadées, près de Newtownards Road, à l’est de Belfast, en Irlande du Nord, le 11 juin 2026. PAUL FAITH / AFP

Belfast n’a pas connu de nouveaux heurts, jeudi 11 juin dans la soirée, après deux nuits de violences et d’incidents qualifiés de « racistes » par les autorités, et qui ont éclaté après une attaque au couteau pour laquelle un réfugié soudanais a été inculpé.

Plusieurs groupes d’individus se sont rassemblés à divers endroits de la capitale nord-irlandaise dans la soirée mais se sont dispersés dans le calme, ont constaté des journalistes de l’Agence France-Presse (AFP), alors que la police avait prévenu qu’elle avait renforcé ses effectifs sur le terrain.

La veille, des dizaines de manifestants masqués ont affronté la police anti-émeutes jusque tard dans la nuit à Glengormley, quartier au nord de Belfast, lançant des projectiles et des cocktails Molotov sur les forces de l’ordre, qui ont fait usage d’un canon à eau pour les disperser. Douze policiers ont été blessés dans ce quartier et dans la ville de Portadown, au sud de Belfast, tandis que seize personnes ont été arrêtées, selon la police. Deux d’entre elles, un homme de 28 ans et une femme de 24 ans, ont été inculpées.