Douze albums québécois ont été retenus dans la présélection des 40 prétendants au prix Polaris du meilleur album canadien dévoilée jeudi soir. Le talent d’ici s’impose encore, mais la grande question de cette 21e édition est déjà bien définie : qui d’autre qu’Angine de Poitrine pourrait bien remporter les grands honneurs ?La domination québécoise n’est pas aussi ferme qu’en 2025, année où la moitié des 40 projets retenus dans la présélection provenaient de notre scène, mais elle est solide. Parmi les 12 albums québécois figurent ceux de Les Louanges (Alouette !), Bibi Club (Amaro), Lou-Adriane Cassidy (Triste animal), Catherine Leduc (Les jours où il neige à tous les postes) et Arielle Soucy (Passages).Ça, ce sont les albums interprétés en langue française — ou au moins en partie, dans le cas de Bibi Club. S’ajoutent sept autres excellents projets locaux : l’envoûtant Laini Tani de la Montréalaise d’origine égyptienne Nadah El Shazly, My World Is the Sun de Dominique Fils-Aimé, Ain’t No Damn Way! de Kaytranada (lauréat du prix en 2016 pour 99,9%), Equus Caballus de Men I Trust, Bugland de No Joy, Daisy Cutter d’Ouri, et Vol. II d’Angine de Poitrine, l’éléphant musical dans le Massey Hall de Toronto, où se tiendra la cérémonie de remise du Polaris le 22 septembre prochain.La compétition du Rest of Canada provient notamment des deux Charlotte — Cornfield et Day Wilson, le folk-rock de la première et la soul-pop de la seconde ayant certainement marqué la production discographique anglo-canadienne des 12 derniers mois. Elle viendra aussi probablement des punk-rockeuses de The Beaches, de la Britanno-Colombienne Ora Cogan, de l’éclectique et savoureux second album du groupe Foxwarren (avec Andy Shauf) et de la musicienne inuite Tanya Tagaq (lauréate elle aussi du Polaris en 2014 grâce à Animism). Les albums des vétérans Peaches, Propagandhi, Daphni, Holy Fuck, Beverly Glenn-Copeland et Shad sont aussi en lice.