Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement International International International Royaume-Uni Royaume-Uni Royaume-Uni John Healey reproche notamment au premier ministre travailliste de ne pas avoir été « en mesure d’engager les ressources dont la nation a besoin pour se défendre face à la montée des menaces ». Article réservé aux abonnés La démission surprise, jeudi 11 juin, de John Healey, ministre de la défense britannique, fragilise un peu plus Keir Starmer, dont le mandat ne tient déjà plus qu’à un fil. Ce fidèle du premier ministre travailliste, qui n’avait jusqu’à présent montré aucun signe de frustration en public, expose au grand jour les faiblesses de son dirigeant : son indécision et son incapacité à tenir ses promesses. John Healey quitte, en effet, le navire, alors que Keir Starmer n’a toujours pas rendu public son « plan d’investissement pour la défense » détaillant les moyens de financer l’augmentation des budgets militaires, un an après la publication de la revue stratégique de défense – traçant à dix ans, les grands axes de modernisation des forces armées britanniques. Le premier ministre s’est pourtant engagé à porter les budgets militaires à 2,5 % du produit intérieur brut (PIB) d’ici à avril 2027 et à 3,5 % du PIB en 2035, pour répondre aux pressions de l’administration Trump et corriger des décennies de sous-investissements dans les forces armées, qui rendent le Royaume-Uni vulnérable. La Royal Navy est dans un état de faiblesse historique, avec une flotte réduite et peu fiable – il lui a fallu plus de dix jours, au début de la guerre en Iran, pour envoyer un destroyer en Méditerranée. L’armée de terre compte moins de 75 000 personnels tandis qu’à en croire le Daily Telegraph, aucun des cinq sous-marins d’attaque à propulsion nucléaire en service n’est actuellement disponible : ils sont en maintenance ou en réparation. Il vous reste 69.75% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Au Royaume-Uni, face à l’incapacité de Keir Starmer à fixer son plan d’investissement militaire, le ministre de la défense démissionne
John Healey reproche notamment au premier ministre travailliste de ne pas avoir été « en mesure d’engager les ressources dont la nation a besoin pour se défendre face à la montée des menaces ».











