Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement M le mag M le mag États-Unis États-Unis États-Unis Ancien patron musclé de la police aux frontières des Etats-Unis, le trumpiste Gregory Bovino a défendu le principe de « remigration » lors d’un meeting des extrêmes droites au Portugal. Article réservé aux abonnés Artisan de la politique anti-immigration Le 30 mai, l’Américain Gregory Bovino, ex-patron de la Border Patrol, la police aux frontières, et l’un des artisans de la politique anti-immigration de Donald Trump, est venu défendre la « remigration », soit le déplacement massif et forcé de populations immigrées hors d’Europe, lors d’un rassemblement d’extrême droite au sud de Porto, au Portugal. Organisé par la figure autrichienne d’ultradroite Martin Sellner, le sommet réactionnaire réunissait à la fois des élus de l’AfD et de Vox, les partis d’extrême droite allemand et espagnol, l’ancien député européen Front national (devenu Rassemblement National) Jean-Yves Le Gallou et, donc, l’Américain trumpiste de 56 ans, devenu le symbole de la détention aux États-Unis de plus de 70 000 personnes accusées d’être des sans-papiers. Démissionnaire malgré lui Entre octobre 2025 et la fin janvier 2026, Gregory Bovino a dirigé la police aux frontières des États-Unis à coups d’opérations médiatiques où il apparaissait, en plein raid, entouré de nombreux agents masqués. Sous son commandement, à Minneapolis, dans le Minnesota, un officier a tué à bout portant Alex Pretti, un infirmier de 37 ans qui filmait l’arrestation violente d’une femme, le 24 janvier 2026. Les images de sa mort, diffusées en ligne, ont vite contredit la ligne de défense de Gregory Bovino, qui accusait le trentenaire d’avoir menacé les forces de l’ordre. Face à l’indignation générale, le fidèle du président américain a été contraint de démissionner de son poste quelques jours plus tard. Il vous reste 46.07% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.