Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Débats Débats Débats Grand Paris Grand Paris Grand Paris Tribune Pierre Veltz Economiste Dans une tribune au « Monde », l’économiste Pierre Veltz et le maire de Massy réagit aux annonces du haut-commissaire à la stratégie et au plan, Clément Beaune, qui suggère une refonte majeure de l’organisation administrative de l’agglomération par une fusion entre Paris et sa petite couronne. Publié aujourd’hui à 08h00 Temps de Lecture 1 min. Article réservé aux abonnés Le Grand Paris est de retour dans le débat, grâce au haut-commissaire à la stratégie et au plan Clément Beaune. L’idée de limiter le périmètre de ce Grand Paris à la petite couronne semble aussi étrange qu’anachronique, le périmètre proposé regroupant moins de 7 millions de personnes sur les 13 millions que compte la « région urbaine de Paris ». Nous aurions donc d’un côté une très grande ville centrale, à une échelle jamais expérimentée en France, qui va mettre des décennies à trouver son équilibre, et privera les néo-Parisiens, ex-Dionysiens ou ex-Vincennois, de la démocratie communale, aujourd’hui la plus vivante dans notre pays, alors que les maires d’arrondissement ont tant de mal à trouver leur place dans le Paris actuel. Et de l’autre, une collection de communes, regroupant près de la moitié des autres habitants de l’agglomération, faisant de ces néo-banlieusards des citoyens de seconde zone dans la grande ville où ils vivent et travaillent. L’hyperconcentration du petit Paris intrapériphérique dans la culture, la santé, la recherche, les médias est le problème majeur de l’agglomération, et même pour le pays tout entier. Elle n’a d’équivalent dans aucune autre métropole mondiale. En sortir devient urgent. Mais que signifie un périmètre dans lequel on ne trouve ni Versailles, ni Massy-Saclay, ni Roissy, ni Eurodisney, aucun terminus de RER ? Ni les habitants, ni les entreprises, ni les grands réseaux qui irriguent l’agglomération ne sont à cette échelle. Nous avons besoin, d’une part, d’échelons de proximité dont la bonne taille se situe sans doute entre 10 000 et 100 000 habitants, mais aussi d’une instance stratégique forte à l’échelle métropolitain. L’alternative de la métropole-région Nous avons la chance d’avoir une région dont le périmètre coïncide, pour l’essentiel, avec la réalité vivante de l’agglomération. Elle gère déjà les transports collectifs. Elle est à la bonne échelle pour les grands sujets stratégiques : recherche et enseignement supérieur, écologie, énergie, santé, habitat, intégration, solidarités et réduction des inégalités. Le nouveau schéma directeur qu’elle a élaboré reconnaît – enfin ! – le besoin de centralités multiples. Il vous reste 27.51% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Grand Paris : « Pour transformer la métropole, nous n’avons pas besoin de grands chambardements institutionnels mais de vrais projets »
TRIBUNE. Dans une tribune au « Monde », l’économiste Pierre Veltz et le maire de Massy réagit aux annonces du haut-commissaire à la stratégie et au plan, Clément Beaune, qui suggère une refonte majeure de l’organisation administrative de l’agglomération par une fusion entre Paris et sa petite couronne.






