A bord de l’USS « George H. W. Bush », lors d’opérations aériennes nocturnes en mer d’Arabie, sur une photo publiée par le Commandement central des Etats-Unis le 7 juin 2026. UNITED STATES CENTRAL COMMAND VIA X
La ligne rouge était claire. Un dérapage iranien majeur ne pouvait être accepté par les Etats-Unis, malgré l’aspiration fébrile de la Maison Blanche à clore le conflit par la négociation. Lundi, un hélicoptère américain de type Apache a été abattu, sans doute par un drone iranien de type Shahed, alors qu’il circulait dans le détroit d’Ormuz, au large des côtes d’Oman. Mardi 9 juin, le Pentagone a logiquement répliqué. « La mission est une réponse proportionnée à une agression iranienne injustifiée », a expliqué le Commandement central de l’armée américaine. Téhéran, pour sa part, n’a pas revendiqué clairement l’opération contre l’hélicoptère. De part et d’autre, personne ne veut assumer la rupture des contacts diplomatiques, sans pour autant accepter des compromis suffisants pour les faire aboutir.
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Selon le New York Times, s’appuyant sur des sources iraniennes, les frappes américaines auraient visé des bases navales et militaires, des radars et des batteries d’artillerie dans cinq emplacements sur la côte sud, au bord du détroit d’Ormuz, dont Bandar-e Abbas, la stratégique île de Qechm et Sirik. A la mi-journée, mardi, Donald Trump confirmait sur son réseau Truth Social que les Iraniens avaient atteint l’hélicoptère Apache. Les deux pilotes étaient en sécurité et indemnes, après avoir passé deux heures dans l’eau, le temps d’être secourus. « Néanmoins, poursuivait le président, les Etats-Unis doivent, par nécessité, répondre à cette attaque. » Le manque d’enthousiasme était flagrant.












