Tom Homan, « tsar des frontières » de l’administration Trump, l’un des architectes du programme d’expulsions approuvé par la Chambre des représentants, à la Maison Blanche, à Washington, le 9 juin 2026. EVAN VUCCI/REUTERS

La Chambre américaine des représentants a approuvé, mardi 9 juin, un texte budgétaire de près de 70 milliards de dollars (environ 60,6 milliards d’euros) pour la lutte contre l’immigration, l’une des priorités de Donald Trump.

Le projet de loi, déjà adopté par le Sénat la semaine dernière, prévoit − sur les trois prochaines années − environ 38 milliards de dollars pour la police de l’immigration (ICE), environ 26 milliards pour la police aux frontières (CBP) et quelque 5 milliards supplémentaires pour des coûts imprévus.

De quoi assurer le financement du programme massif d’expulsions décidé par le gouvernement de Donald Trump. D’autant plus que ces fonds s’ajoutent aux près de 140 milliards de dollars déjà approuvés l’an dernier par le Congrès, à majorité républicaine, à destination de la lutte contre l’immigration.

L’administration Trump fait face à la pression des partisans d’une ligne plus dure contre l’immigration, qui regrettent que les autorités ne soient pas parvenues à remplir l’objectif d’un million d’expulsions annuelles. Tom Homan, l’un des architectes de ce programme d’expulsions au sein du gouvernement, a promis, mardi, une accélération des opérations, notamment à New York, ville votant en grande majorité pour les démocrates.