Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement International International International Afghanistan Afghanistan Afghanistan Les forces de sécurité du régime islamiste ont ouvert le feu sur une foule rassemblée, le 9 juin, pour protester contre l’arrestation de plusieurs femmes accusées de ne pas porter le hijab intégral correctement. Article réservé aux abonnés Les talibans afghans n’en finissent pas de vouloir réprimer la liberté des femmes. Mardi 9 juin, à Herat, dans l’ouest de l’Afghanistan, les forces de sécurité de ce régime islamiste ont violemment réprimé une manifestation en tirant sur une foule qui dénonçait l’arrestation et la détention d’une vingtaine de femmes pour « non-respect du code vestimentaire ». Aucun bilan précis n’était cependant disponible dans la soirée. Selon un membre d’une organisation non gouvernementale internationale, présent dans la ville, qui a souhaité conserver l’anonymat, plusieurs personnes ont été blessées par la police talibane. Si le bruit de sirènes d’ambulance a été entendu, certaines victimes auraient refusé d’être conduites à l’hôpital, par crainte d’être arrêtées. D’après les éléments transmis par cette source humanitaire, recoupés par une membre des Nations unies en poste dans le pays, plusieurs dizaines d’habitants du quartier de Jebrail, dans le nord-ouest d’Herat, proche de la frontière avec l’Iran, étaient descendus dans la rue en scandant, entre autres slogans, « éducation, travail, liberté ». Ces hommes et ces femmes entendaient protester contre le placement en détention de seize femmes, dont l’une est enceinte, par des agents du ministère pour la promotion de la vertu et la répression du vice, pour non-respect des réglementations en matière de code vestimentaire. Ces faits, confirmés par les Nations unies en Afghanistan, ont été démentis par les autorités talibanes qui les ont qualifiés de rumeurs. Il vous reste 66.37% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.