Publié le 09 juin 2026 à 16:51. / Modifié le 09 juin 2026 à 18:52.
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Un homme qui manifestait contre un centre de quarantaine destiné à des Américains présentant des risques de contamination à la fièvre hémorragique Ebola a été grièvement blessé par balle à la tête mardi au Kenya lors d’affrontements avec la police. Une ONG kényane de défense des droits humains, Vocal Africa, a confirmé sa mort. «Sa mort est confirmée. Nous attendons sa famille», a déclaré à l’AFP Hussein Khalid, le directeur de l’ONG, qui a imputé ce décès à la police kényane.Le centre est en construction sur la base aérienne de Laikipia (centre), près de la ville touristique de Nanyuki, et prévoit d’accueillir des ressortissants américains exposés à l’épidémie de virus Ebola qui sévit depuis le 15 mai en République démocratique du Congo (RDC).Le projet suscite la crainte de Kenyans, qui ont peur de voir arriver des personnes atteintes de la maladie, très contagieuse, dans ce pays d’Afrique de l’Est qui n’a jamais enregistré aucun cas d’Ebola et n’a pas de frontière commune avec la RDC.
Deux manifestants blessés
Une manifestation rassemblant des centaines de personnes mardi à Nanyuki a dégénéré, certains manifestants brûlant des pneus et jetant des pierres sur des policiers, qui ont répliqué par des tirs de gaz lacrymogènes.Des tirs ont été entendus et un journaliste de l’AFP à Nanyuki a vu un homme saignant abondamment du crâne, sans pouvoir déterminer avec certitude s’il avait été tué. La victime, qui ne bougeait pas, a ensuite été portée sans ménagement dans un pick-up de la police kényane, a également vu l’AFP.











