Publié le 09/06/2026 18:13
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Au sommaire : "Des policiers à l'écoute des mineurs", "Les naufragés de la justice".
Les enfants victimes d'agressions sexuelles n'ont pas toujours les mots pour raconter ce qu'ils ont vécu. Il est parfois trop difficile pour eux de se confier, dans un bureau sans âme, face à un policier inconnu. Pour récolter la parole de ces jeunes victimes et diminuer le risque de "passer à côté" d'une confidence difficile à formuler, la Brigade de protection de la famille du commissariat de Besançon s'est équipée d'un nouvel outil : une " salle Mélanie" attendue depuis des années. Une pièce au décor enfantin pour oublier le commissariat et se sentir à l’aise de parler à un policier, pleine d'accessoires pour raconter cette sexualité imposée dont ils ignorent tout. L’audition est filmée et plus rien n'échappe aux enquêteurs.Mais recueillir la parole des enfants reste un défi. Comment les aider à parler sans les influencer ? Comment être sûr que l'enfant dit la vérité ? Vérifier la crédibilité de son témoignage ? "Envoyé spécial" a eu l'autorisation rare et exceptionnelle de suivre le travail de ces enquêteurs chargés de recueillir le témoignage des enfants. Ils racontent leurs méthodes, leurs victoires et leurs doutes.Un reportage d’Anaïs Bard, Juliette Jonas, Sarah Lerch, Baptiste Laigle, Marion Cantor.La France juge-t-elle trop lentement ? C’est la question que pose le père d’Estelle Mouzin, enlevée et assassinée par le tueur en série Michel Fourniret. Après dix-sept ans de procédure et sept magistrats successifs, il lui a fallu attendre la huitième juge pour que la vérité sur la mort de sa fille éclate enfin. La justice a été si longue que Michel Fourniret est mort avant qu’il puisse y avoir procès. Eric Mouzin a fini par faire condamner l’Etat pour faute lourde fin 2025, et dénonce "l’incapacité à diriger l’enquête" des juges d’instruction qui se sont succédé, il pointe "l’activité superficielle des magistrats" et leur turn-over incessant."Envoyé spécial" est parti à la rencontre de ces naufragés de la procédure pénale, qui ne croient plus en la justice de leur pays. Parmi eux, 908 ont porté plainte contre l’Etat pour faute lourde en 2020, presque deux fois plus que l’année précédente. Des citoyens aux vies parfois broyées parce que des tribunaux auraient oublié de signifier des peines à des condamnés ou n’auraient pas vérifié si elles étaient exécutées. Des victimes qui voient l’espoir d’un procès s’évanouir parce que des magistrats auraient détruit par erreur des pièces à conviction ou tout simplement, parce qu’ils n’auraient pas fait leur travail… Corporatisme ? Peur d’abimer l’image de l’institution ? Pourquoi n’y a-t-il pas de sanction contre les magistrats défaillants ? Découvrez le bouleversant combat de Sylvaine Grévin. Selon elle, les juges en charge de l’enquête vite menée et vite refermée sur la mort de sa sœur devraient rendre des comptes. Elle a saisi le Conseil supérieur de la magistrature, seul habilité à sanctionner des magistrats. Obtiendra-t-elle de gain de cause ? En seize ans… le CSM n’a prononcé qu’un simple blâme sur plusieurs milliers de plaintes de justiciables. Un reportage de Julie Pellet / Studiofact.La rédaction d'"Envoyé spécial" vous invite à commenter l'émission sur sa page Facebook ou sur X avec le hashtag #EnvoyéSpécial.> Les replays des magazines d'info de France Télévisions sont disponibles sur le site de franceinfo, rubrique "Les émissions".






