Lors d’une free party à Ferrières-les-Verreries (Hérault), le 6 juin 2026. Les participants ont été photographiés à la caméra thermique, afin de préserver leur anonymat. Ce type de matériel est par ailleurs utilisé par les gendarmes lors de certaines opérations. JULIEN GOLDSTEIN POUR « LE MONDE »
Sur les routes de l’Hérault, le trajet prend des airs de bataille navale. En pleine nuit, les gendarmes se déploient et quadrillent le territoire avec un objectif bien précis : intercepter les teufeurs et leur couper la route avant qu’ils n’atteignent l’emplacement exact de la fête. « Regardez, on les voit ici, ici et ici », montre Maxime, 26 ans (tous les prénoms ont été modifiés), ancien ouvrier viticole désormais intermittent, en zoomant sur la carte Waze de son téléphone. Mais dans ce jeu du chat et de la souris, les teufeurs se revendiquent eux-mêmes comme des « pirates ».
Et comme tout bon équipage, ils multiplient les ruses pour garder quelques longueurs d’avance : changements de cap de dernière minute, faux points de rendez-vous disséminés sur les messageries cryptées, convois envoyés en éclaireurs ou en leurres : tout est bon pour semer la flotte adverse.
A Ferrières-les-Verreries (Hérault), le 6 juin 2026. JULIEN GOLDSTEIN POUR « LE MONDE »











