Nichées dans un vallon boisé au cœur de la Bourgogne se cachent les sources de la Seine. Ce lieu chargé d’histoire, propriété de la Ville de Paris, abrite les vestiges d’un sanctuaire antique dédié à la déesse guérisseuse Sequana, qui a donné son nom au fleuve célèbre dans le monde entier. C’est ici que, aux XIXe et XXe siècles, quatre programmes de fouilles archéologiques successifs ont mis au jour des portions de murs, de bassins et de colonnes ainsi que près de 1 000 ex-voto, des offrandes en métal, en pierre ou en bois – dont une partie est exposée au Musée archéologique de Dijon. « On pense que les pèlerins adressaient ces sculptures, représentant des parties du corps, à la divinité, pour demander leur guérison ou la remercier », explique Loïc Gaëtan, responsable de nouvelles fouilles effectuées par l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap).

Vallon des sources de la Seine avec la zone archéologique du sanctuaire gallo-romain au centre, à Source-Seine (Côte-d’Or), le 3 juin 2026. CHRISTOPHE FOUQUIN/INRAP

L’équipe archéologique de l’Inrap sur le site des fouilles du sanctuaire antique des sources de la Seine, à Source-Seine (Côte-d’Or), le 3 juin 2026. CHRISTOPHE FOUQUIN/INRAP