Publié le 09/06/2026 08:08
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Au lendemain de la marche blanche en hommage à Lyhanna, des milliers de personnes se sont rassemblées devant les tribunaux partout en France, lundi 8 juin, pour dénoncer les dysfonctionnements de la justice.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.Une foule en colère qui veut être entendue. Des centaines de personnes se sont rassemblées devant le tribunal judiciaire d'Auch, dans le Gers, département où vivait Lyhanna, 11 ans. Sur les pancartes, des mots pour dénoncer une justice qui ne protège pas assez les enfants : "Déjà, qu'on écoute les enfants, qu'on arrête de banaliser ces gestes-là" ; "Je suis très en colère. Finalement, on aurait pu l'éviter".Des rassemblements, il y en a eu dans près de 200 villes en France à l'appel d'associations engagées dans la lutte pour la protection de l'enfance et des mouvements féministes. À Paris, ils étaient nombreux à s'insurger contre l'injustice envers les plus faible : "La parole des enfants est dite. Les enfants parlent, les femmes parlent, mais ils ne sont pas écoutés." Place Vendôme, devant le ministère de la Justice, les mêmes slogans et les mêmes ressentiments : "On parle de dysfonctionnement, mais c'est le fonctionnement ordinaire de la justice. 73 % des affaires de viols sur enfants sont classées sans suite" ; "Les victimes parlent, mais on ne les écoute pas. La plupart des agresseurs sexuels sont récidivistes. L'État doit faire face à ses responsabilités." Preuve de leur détermination, les manifestants ont forcé le dispositif de sécurité pour se diriger sous les fenêtres de la Chancellerie. Les Femen étaient également présentes. À Toulouse, à Montpellier, Lyon ou encore à Marseille, dans les rues beaucoup d'anonymes, venus crier leur colère. Comme à Poitiers, avec des femmes dont les enfants ont été victimes de pédocriminalité à l'école : "Ça peut arriver n'importe où. On ne s'attend pas à ce que ça nous touche, et malheureusement, ça n'arrive pas qu'aux autres." Elles aussi tenaient à être là, une mère, et sa fille, qui a été victime d'une agression sexuelle : "J'espère qu'en tant que victimes, on sera enfin reconnues, que toutes ces affaires qui sont classées sans suite, soient reconnues comme des injustices." Parmi les principales revendications des manifestants, une loi intégrale contre les violences sexuelles. Un texte législatif pour mieux protéger les enfants et les femmes.














