Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Disparitions Disparitions Disparitions Théâtre Théâtre Théâtre Emblématique d’une histoire post-Mai-68 du théâtre public, couronnée par un Molière, elle s’est éteinte le 5 juin à l’âge de 81 ans. Article réservé aux abonnés La comédienne Christiane Cohendy est morte des suites d’un cancer le 5 juin à Paris, à l’âge de 81 ans. Née le 11 janvier 1945, l’actrice, emblématique d’une histoire post-Mai-68 du théâtre public, en imposait lorsqu’elle entrait sur scène. Ses yeux clairs, son port de reine, son phrasé mélodieux : à mi-chemin entre présence populaire et élégance aristocratique, l’actrice était riche des rôles traversés et des pièces jouées (quelque quatre-vingts spectacles en cinquante ans de carrière). Formée au Conservatoire d’art dramatique de Clermont-Ferrand, elle a fait partie d’aventures fondatrices qui, d’Alain Françon à Annecy à Jean-Pierre Vincent au Théâtre national de Strasbourg, ont secoué les lignes de la décentralisation. Les années 1970, qui la voient débuter sur les planches, marquent une séquence culturelle d’une remarquable inventivité. Sur les plateaux, tout se tente sur fond de débats exigeants et exacerbés entre théâtre et politique. D’une mise en scène à l’autre, les artistes ne décorrèlent pas, ou peu, leurs aspirations poétiques de leur quête de sens. Il vous reste 74.76% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.