Publié le 08/06/2026 13:46

Mis à jour le 08/06/2026 13:46

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L'onde de choc après la découverte du meurtre de la petite Lyhanna. Des rassemblements sont prévus dans la soirée, lundi 8 juin, partout en France. À Fleurance, dans le Gers, l'émotion est encore vive après la marche blanche. L'école a repris ce lundi ; des fleurs et des petits mots ont été déposés devant l'entrée du collège où était scolarisée la petite fille.

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.Devant le collège à Fleurance (Gers) ce matin ; des fleurs blanches, des peluches, et la photo de Lyhanna. Et comme tous les lundis matin, il faut reprendre le chemin de l'école, cette fois-ci, sans elle. "On prenait le même bus et on se parlait tout le temps. Là, je suis triste. Ça n'aurait pas dû arriver. J'espère que ça n'arrivera pas à quelqu'un d'autre", confie un élève.Depuis vendredi dernier, une cellule d'écoute est ouverte au collège pour tous ceux qui le souhaitent, enseignants, parents ou élèves, pour libérer la parole nécessaire pour certains d'entre eux. "On est beaucoup à vouloir y aller, parce que c'est triste et on a besoin de parler. Moi, j'y suis allé deux, trois fois, et ça fait du bien de tout lâcher", explique un collégien. "De voir nos enfants souffrir et leur expliquer des choses aussi graves, aussi atroces, c'est juste difficile en tant que parents", ajoute une maman.Tous ont participé, dimanche 7 juin, à la marche blanche. Derrière la mère et le père de Lyhanna, environ 6 000 personnes étaient réunies pour un moment de recueillement intense dans la petite ville de Fleurance, où les mots de la tante de la fillette ont résonné : "Notre petit monde tout entier s'est écroulé. Lyhanna, pardon pour ce que tu as vécu. Nous t'aimons tellement." Drapeaux en berne à la mairie, cellules d'écoute ouvertes dans la ville pour les habitants. Le traumatisme est bien réel. "Nous sommes tous en colère, ici, à Fleurance. Il a fallu qu'on en arrive à un meurtre, finalement, une pauvre petite fille, une enfant de 11 ans qui trinque", déplore une habitante. "Comme tous les Français, il y a un mélange d'incompréhension, il y a un mélange de colère, et il y a un mélange de désir de justice, plus en adéquation avec ce qui se passe", ajoute un autre.Pour dénoncer les dysfonctionnements d'une justice trop lente, environ 150 rassemblements sont prévus ce soir devant les tribunaux, comme celui d'Auch dans le Gers, au cœur de cette affaire.