La justice iranienne a confirmé la peine du cinéaste dissident, condamné par contumace en décembre 2025 à un an de prison pour “propagande” contre l’État. Jafar Panahi, ici à Cannes en mai 2025, a déjà été emprisonné deux fois en Iran : en 2010, puis entre 2022 et 2023. Photo Jean-Francois Robert pour Télérama Par Télérama, avec AFP Publié le 08 juin 2026 à 10h57 Un tribunal révolutionnaire de Téhéran, présidé par le magistrat Iman Afshari, a confirmé la peine initiale prononcée à l’encontre de Jafar Panahi, condamné par contumace en décembre 2025 à un an de prison pour « activités de propagande » contre l’État iranien. Le cinéaste est également interdit de sortie du territoire pendant deux ans, a détaillé dimanche son avocat, Mᵉ Mostafa Nilli, cité par le journal Etemad. Selon l’acte d’accusation, la condamnation repose sur plusieurs motifs, notamment la « réalisation d’un film clandestin » critique du pouvoir (Un simple accident, 2025), son soutien à plusieurs dissidents et prisonniers politiques et son appui au mouvement de contestation « Femme, Vie, Liberté », qui a émergé en 2022 après la mort en détention de la jeune Kurde Mahsa Amini. Une voix contre le régime des mollahs Jafar Panahi Jafar Panahi, 65 ans, s’est élevé en janvier contre la répression des manifestations antigouvernementales dans son pays, qui a fait des milliers de morts selon des ONG. Il est rentré dans son pays le 30 mars 2026 malgré sa condamnation, en pleine guerre déclenchée par les États-Unis et Israël contre la République islamique, selon l’agence Isna. Lire l’article Jafar Panahi, cinéaste casse-cou d’“Un simple accident” : “Si je quitte l’Iran, le sens de mon travail sera perdu” Le cinéaste a déjà été emprisonné en Iran deux fois par le passé : la première fois en 2010 pendant 86 jours, puis à nouveau sept mois entre 2022 et 2023. Il avait été libéré après une grève de la faim. Figure de la Nouvelle vague du cinéma iranien, Lion d’or à Venise en 2000 pour Le cercle et Ours d’or à Berlin en 2015 pour Taxi Téhéran, le cinéaste a décroché en 2025 la Palme d’or au festival de Cannes pour Un simple accident, tourné clandestinement en Iran. Le film raconte l’histoire de cinq Iraniens victimes de la brutalité et de l’arbitraire de la République islamique, persuadés d’avoir mis la main sur l’un de leurs anciens geôliers. À lire aussi : Jafar Panahi, la Palme d’or du courage : “Le régime tient mais n’ose pas affronter le peuple” Cinéma Film documentaire Iran Justice Palme d'or Cinéma iranien Justice internationale Festivals de cinéma Jafar Panahi Le magazine en format numérique Lire le magazine Les plus lus Pour soutenir le travail de toute une rédaction, abonnez-vous Pourquoi voyez-vous ce message ? Vous avez choisi de ne pas accepter le dépôt de "cookies" sur votre navigateur, qui permettent notamment d'afficher de la publicité personnalisée. Nous respectons votre choix, et nous y veillerons. Chaque jour, la rédaction et l'ensemble des métiers de Télérama se mobilisent pour vous proposer sur notre site une offre critique complète, un suivi de l'actualité culturelle, des enquêtes, des entretiens, des reportages, des vidéos, des services, des évènements... Qualité, fiabilité et indépendance en sont les maîtres mots. Pour ce faire, le soutien et la fidélité de nos abonnés est essentiel. Nous vous invitons à rejoindre à votre tour cette communauté en vous abonnant à Télérama. Merci, et à bientôt. S’abonner
Jafar Panahi définitivement condamné à un an de prison en Iran
La justice iranienne a confirmé la peine du cinéaste dissident, condamné par contumace en décembre 2025 à un an de prison pour “propagande” contre l’État.











