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Jean-Luc Mélenchon a tenu son premier meeting de campagne présidentielle, dimanche 7 juin. Durant son discours, il a accusé le Rassemblement national "de promouvoir un suprémacisme visant à diviser les peuples en ethnies et en religions". Invité de RTL Matin, le vice-président du Rassemblement national Sébastien Chenu a répondu sans détour au chef des insoumis. "Pour moi, Jean-Luc Mélenchon, c’est l’accélérateur du déclin", a-t-il lancé.

Le député du Nord a qualifié Jean-Luc Mélenchon de "candidat des dangers et des vengeances", accusant le leader insoumis d’entretenir une lecture raciale de la société. "Qui est obsédé de la couleur de la peau ? Qui, sans arrêt, parle de Français racisés ? Qui, sans arrêt, parle de privilèges blancs ? Qui, sans arrêt, parle de minorités visibles ?", a-t-il insisté, en affirmant que le RN, lui, ne parle "jamais de la couleur de la peau", mais de nationalité et d’immigration.

Le RN assume la suppression du droit du sol"Nous, nous parlons de la nationalité", a expliqué Sébastien Chenu qui a également réaffirmé une mesure phare du programme du Rassemblement national : la suppression du droit du sol. "Oui, nous l’avons déjà dit. Et ça fait partie de notre programme", a-t-il confirmé, estimant que "naître sur le sol français ne suffit pas à se sentir français".