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C'est une affaire digne d'un roman d'espionnage. Les États-Unis et Israël, alliés historiques et engagés côte à côte dans la guerre contre l'Iran, s'affrontent à bas bruit sur le champ de bataille des renseignements. De l'autre côté de l'Atlantique, NBC News et le New York Times ont révélé dimanche 7 juin que l'agence de renseignement de la Défense (une des nombreuses agences de renseignement aux États-Unis, rattachée au Pentagone) a relevé la menace que représente le contre-espionnage israélien au niveau le plus élevé. Elle est passée de "haute" à "critique". Troublant s'agissant d'un pays ami.

La lune de miel entre Donald Trump et Benyamin Netanyahu semble bel et bien terminée. Depuis le lancement de la guerre au Moyen-Orient en février, les intérêts américains et israéliens divergent de plus en plus. D'un côté, Benyamin Netanyahu veut anéantir le régime de Téhéran et ses proxys (en particulier le Hezbollah au Liban). De l'autre, Donald Trump préfère se concentrer sur le programme nucléaire iranien. Le président américain veut résoudre le conflit au plus vite, craignant que les effets négatifs de cette guerre ne se retournent contre lui.

Logiciel espionOr, Israël voit d'un mauvais œil les négociations lancées entre Washington et le régime des mollahs pour rouvrir le détroit d'Ormuz et mettre fin aux affrontements qui agitent la région depuis plus de trois mois. Selon le New York Times, les services de renseignement israéliens auraient ainsi tenté d'espionner des officiels américains, dont l'envoyé spécial de Trump, Steve Witkoff, chargé des négociations, ainsi qu'Elbridge Colby, un haut fonctionnaire du Pentagone, et un de ses adjoints, Michael DiMino.