Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement International International International Chine Chine Chine Le président chinois doit effectuer, lundi et mardi, sa première visite en Corée du Nord depuis 2019. Alors que la coopération entre Pyongyang et Moscou s’est renforcée depuis la guerre en Ukraine, Pékin tient à réaffirmer sa position centrale dans la région. Article réservé aux abonnés Par une courte et laconique dépêche, l’agence de presse officielle nord-coréenne KCNA a annoncé la « visite d’Etat » du « camarade Xi Jinping », lundi 8 et mardi 9 juin, à l’invitation du dirigeant Kim Jong-un. Le président chinois s’était rendu pour la dernière fois à Pyongyang en 2019, lors de son premier déplacement dans ce pays reclus, depuis son accession au pouvoir, sept ans plus tôt. Xi Jinping n’est pas sorti de Chine depuis un sommet du Forum de coopération économique Asie-Pacifique, en Corée du Sud, en octobre 2025, en marge duquel il avait rencontré Donald Trump. Depuis, le chef de l’Etat-parti chinois a préféré laisser les dirigeants de la planète venir à lui, dont, au cours du seul mois de mai, le magnat américain Donald Trump, puis le président russe, Vladimir Poutine, en une démonstration du rôle prééminent qu’a pris Pékin dans les affaires internationales. Mais Pyongyang est à moins de deux heures d’avion de Pékin, et la Chine tient à réaffirmer sa centralité dans la région, sur fond de renforcement des liens entre Pyongyang et Moscou depuis le début de la guerre en Ukraine. Kim Jong-un a su habilement utiliser ce conflit, pourtant si éloigné géographiquement, pour s’extraire partiellement de son isolement, après l’échec, en 2019, de négociations engagées avec la première administration Trump, puis la fermeture du pays au monde extérieur durant la pandémie de Covid-19. Il vous reste 81.39% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.