Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Débats Débats Débats Vladimir Poutine Vladimir Poutine Vladimir Poutine Malgré le refus du président russe de recevoir son homologue ukrainien, la rédactrice en chef du site « Vlast » entrevoit des signaux d’une dynamique de négociation de la part du chef du Kremlin. Elle détaille son analyse dans un entretien au « Monde ». Article réservé aux abonnés Vladimir Poutine a répondu par une fin de non-recevoir à la lettre de Volodymyr Zelensky proposant des négociations et un sommet entre présidents. Cependant, Farida Rustamova, politiste russe en exil, rédactrice en chef du site Vlast (« le pouvoir », Vlast.is), considère que, « contraint et forcé », le chef du Kremlin envoie des signaux d’ouverture. Face à la montée des mécontentements après plus de quatre ans de guerre, le système tout entier reste construit autour du président russe pour prévenir les contestations internes et maintenir le régime. Sur le front, la guerre se poursuit et Vladimir Poutine répète qu’elle finira « lorsque nous aurons atteint les objectifs fixés ». Dans ce contexte, le Kremlin est-il ouvert à la négociation avec Kiev ? Vladimir Poutine doit sauver la face et, devant l’armée, il se montre toujours en apologiste de la guerre. Mais son plan, ce n’était pas une guerre longue. Bien sûr, il ne reconnaît pas d’erreur. Mais il est dans l’impasse, incapable de gagner ou d’abandonner cette guerre. D’où ses signaux envoyés pour les négociations, contraint et forcé. En mai, Vladimir Poutine a suggéré que Gerhard Schröder, l’ex-chancelier allemand proche du Kremlin, serve d’intermédiaire : il savait que ce serait inacceptable pour Kiev et ses soutiens européens mais, au moins, le message d’ouverture a été lancé. Puis il a autorisé un homme d’affaires russe à se rendre à Kiev pour discuter : le Kremlin n’a pas précisé son nom mais c’est sans doute Roman Abramovitch, l’oligarque déjà impliqué dans les pourparlers de 2022. Pour sortir de l’impasse dans laquelle il s’est lui-même mis, Vladimir Poutine semble vouloir lancer une dynamique de négociation. La population russe, tout comme une grande partie des élites socio-économiques et politiques, demande la fin du conflit, peu importe le résultat : les gens sont fatigués de souffrir des méfaits de cette guerre qui, de plus en plus, se rapproche de leur quotidien. Il vous reste 69.84% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Farida Rustamova, politiste russe en exil : « Poutine est dans l’impasse, incapable de gagner ou d’abandonner cette guerre »
Malgré le refus du président russe de recevoir son homologue ukrainien, la rédactrice en chef du site « Vlast » entrevoit des signaux d’une dynamique de négociation de la part du chef du Kremlin. Elle détaille son analyse dans un entretien au « Monde ».















