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EnquêteL’élection, en mars, des maires Bally Bagayoko et Aly Diouara dans le département francilien a été un symbole fort pour le patron de la France insoumise, qui en a fait, depuis 2018, le laboratoire de sa « nouvelle France ». Une expression qui désigne les citoyens issus des classes populaires et de l’immigration. Des électeurs qui, espère-t-il, le mèneront au second tour de la présidentielle de 2027. Jean-Luc Mélenchon tiendra son premier meeting de campagne, ce dimanche 7 juin, à Saint-Denis.

Par quel symbole commencer ? Bally Bagayoko fait en sorte qu’ils soient tous bien visibles dans son bureau de maire à l’hôtel de ville de Saint-Denis, où il nous reçoit un matin de mai. Il y a ce fameux portrait officiel d’Emmanuel Macron, décroché du mur et posé dans un coin pour protester contre l’incapacité de l’Etat, dit-il, à corriger les inégalités sociales. Une innocente provocation qui lui a valu un courrier de réprimandes de la part du préfet de la Seine-Saint-Denis pour le rappeler à l’« usage républicain ». Il y a aussi ce drapeau palestinien tendu derrière son fauteuil pour montrer son soutien à un peuple dont la cause est un puissant moteur des campagnes électorales de La France insoumise (LFI).