Publié le 06/06/2026 20:57
Mis à jour le 06/06/2026 20:59
Temps de lecture : 2min - vidéo : 4min
Secours à la personne, incendies, accidents ou interventions à risque... À Marseille, les Marins-Pompiers sont mobilisés jour et nuit. Dans une ville où les appels s'enchaînent sans répit, ces militaires d'élite font face à toutes les urgences du quotidien.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.Au cœur de la nuit, l'ambulance des Marins-Pompiers file à toute allure vers le centre-ville de Marseille (Bouches-du-Rhône). Quelques minutes plus tôt, un habitant a donné l'alerte. Une voisine errait hagarde dans l'immeuble. Mais depuis, plus aucune trace d'elle. Une seule solution: monter à l'étage supérieur et passer par le balcon. Baudriers, cordes, mousquetons, ces interventions périlleuses font partie de leur quotidien.Chaque minute compte. La femme est peut-être en danger. Le marin-pompier s'élance. Direction le balcon de la voisine. Après quelques minutes d'angoisse, le soulagement. La voisine était bien chez elle. Elle est désorientée. Ils réussiront à la convaincre de se faire examiner. Elle sera prise en charge dans un service de psychiatrie.Les marins-pompiers, un corps d'élite de 2 400 militaires. Tous les jours, ils enchaînent des interventions éprouvantes, parfois dangereuses. Alors, dans les 17 casernes de la ville, chaque journée démarre de la même façon. "Tous les matins, on monte la planche pour vérifier notre condition physique", explique une Marin-Pompier. "Si on ne la réussit pas, c'est compliqué pour nous de prendre les fourgons d'intervention, de partir au feu", souligne un autre.Derrière chaque appel, une urgence différente. Une élève a fait un malaise dans son lycée. C'est le matelot Chloé, jeune femme de 22 ans, qui prend la tête de l'intervention. "Je suis entré au bataillon des marins pompiers de Marseille pour le côté militaire. Il y a un esprit de cohésion, il en faut dans le métier de pompier, et de la rigueur", témoigne-t-elle. L'adolescente est au sol, très affaiblie. La jeune militaire ne la quitte pas des yeux. Même si son état se stabilise, elle est emmenée à l'hôpital pour des examens complémentaires. Les interventions s'enchaînent toutes les quatre minutes. Nouveau départ pour un équipage. Cette fois-ci, une femme de 91 ans a chuté dans sa chambre. Seule, elle ne peut pas se relever. "Il peut arriver que, quand on arrive, les personnes soient vraiment en détresse vitale. Des fois, elles peuvent passer la nuit allongées par terre. Il n'y a aucun voisin qui peut les entendre. C'est vrai que, quand on arrive, elles sont dans des états parfois limite", confie le maître Nicolas.À Marseille, les secours à la personne représentent 80 % de l'activité des pompiers. Accidents de la route, incendie en milieu urbain, comme dans cet immeuble des quartiers nord. Le feu a pris sur le balcon, au troisième étage. Aucune victime n'est à déplorer ce soir-là. Mais la journée n'est pas terminée. Les interventions vont s'enchaîner. Il est minuit. Une mère affolée a appelé les secours. Son nourrisson présente des symptômes inquiétants. Pour ne prendre aucun risque, le bébé sera pris en charge dans un service de pédiatrie. "Avec les enfants, c'est un peu particulier parce qu'on ne peut pas communiquer avec eux. Quand ils pleurent, on ne peut pas leur demander ce qu'ils ont", précise le second maître Tanguy. En première ligne, face au drame du quotidien, les marins-pompiers enchaînent chaque jour plus de 350 interventions.








