Clap de fin pour le tableau féminin des Internationaux de France de tennis, samedi 6 juin. Qui de la Russe Mirra Andreeva, 19 ans et tête de série numéro 8, ou de la Polonaise Maja Chwalinska, 24 ans et 114e joueuse mondiale, inscrira son nom au palmarès de Roland-Garros ? L’affiche aussi inattendue qu’imprévisible boucle une quinzaine riche en surprises, qui a vu les favorites − Aryna Sabalenka, Elena Rybakina, Iga Swiatek, Coco Gauff… − chuter les unes après les autres.

La Polonaise Maja Chwalinska après son match contre Diana Shnaider, le 4 juin 2026, à Roland-Garros. BENOIT TESSIER / REUTERS

Dans des styles différents – tout en puissance pour la Russe, davantage dans la variété pour la gauchère polonaise −, les deux finalistes ont fait étalage d’incontestables qualités physiques, mentales et tennistiques pour déjouer les attentes et se hisser en finale.

Maja Chwalinska a réalisé un parcours jamais vu dans l’histoire du tournoi parisien depuis le début de l’ère Open. Elle pourrait rejoindre la Britannique Emma Raducanu dans la très courte liste des joueuses ayant réussi à remporter un tournoi du Grand Chelem après être sorties des qualifications.

Malgré son âge, Mirra Andreeva présente des garanties bien plus solides. Demi-finaliste à Roland-Garros en 2024, elle a remporté en 2025 les WTA 1000 de Dubaï et d’Indian Wells pour s’installer durablement dans le top 10. Mais elle a aussi connu son lot de déceptions : l’an dernier, porte d’Auteuil, elle avait complètement perdu pied en quarts de finale, sur un court Philippe-Chatrier entièrement acquis à la cause de son adversaire, la demi-finaliste surprise Loïs Boisson (361e à l’époque).