Publié le 05/06/2026 15:08

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Pour la première fois depuis le drame du Constellation à Crans-Montana, Jacques et Jessica Moretti ont été entendus ensemble lors d'une confrontation judiciaire ce vendredi 5 juin. Face à eux, des familles de victimes qui réclament des explications sur les circonstances de l'incendie et les responsabilités de chacun.

Ce texte correspond à une partie de la transcription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.Le silence du couple Moretti, ce 5 juin, face aux journalistes. Jacques Moretti, casquette noire, visage fermé. Jessica, son épouse, paraît plus détendue. La discrétion des propriétaires du Constellation, et au même moment, l'émotion des familles de victimes. Le fils de Laetitia, 16 ans, est mort à Crans-Montana, le 1er janvier. "J'ai perdu mon fils Arthur dans cette tragédie. C'est pour ça que je suis habillée en blanc aujourd'hui et que j'ai sa photo sur mon cœur, à gauche. Il y a 40 autres anges qui sont partis. Il y a 115 blessés qui sont à l'hôpital ou en soins intensifs, qui sont gravement brûlés", témoigne la mère de famille.Pour la première fois aujourd'hui, les époux Moretti sont entendus ensemble dans le cadre d'une confrontation. Au cœur des questions : qui a verrouillé certaines issues de secours le soir de l'incendie ? Pourquoi avoir tapissé le plafond avec une mousse acoustique hautement inflammable ? À leur arrivée ce 5 juin, les avocats du couple Moretti ne lâchent que quelques mots.Les avocats des parties civiles exigent des réponses. "Ce que veulent les familles, c'est surtout que les Moretti arrêtent de se défausser de leurs responsabilités sur d'autres personnes, que ce soit le mystérieux vendeur de mousse, l'invisible contrôleur communal ou leurs fidèles employés. On veut qu'ils reconnaissent leurs torts, leurs erreurs, sans forcément, bien sûr, il ne faut pas être naïf, assumer leurs responsabilités. Ils ne le feront pas", explique Maître Didier Elsig, avocat de familles de victimes.En tout, 14 personnes sont visées par l'instruction pénale, notamment pour homicide par négligence et incendie par négligence.